Jeudi 10 décembre 2009 4 10 12 2009 20:00
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Il était une fois, dans une lointaine galaxie, une planète toute de bleu vêtu. Sur cette boule flottant paresseusement dans l’espace cohabitait trois peuplades. Chacune avait son Histoire, ses mœurs, son style de vie. Toutes, pourtant, partageaient une même caractéristique : les enfants naissaient filles. Face à ce léger problème, toutes trouvèrent un moyen de modifier légèrement la donne naturelle afin d’assurer la survie de la race.

Chacune de ses peuplades se forgea ainsi son monde, s’axant sur ce qui assurait leur reproduction. Chacune finit par lorgner chez le voisin, et chacune entra en guerre. Ce monde un peu triste, en conflit perpétuel, s’appelle Daikuuriku - Le rivage céleste -.

Ce monde, je vous propose de le découvrir. Enfourchez votre esprit, laissez le filer au gré des vents parcourant le ciel azuréen, sentez, respirez, riez.

 

Vivez.

 

Ce monde a été dépeint, sur une autre planète, durant une année que d’aucun nommèrent « BEST EVAR ». Année prolifique dans tout les sens du terme, année qui vit l’apparition de Suzumiya Haruhi No Yuutsu, Death Note, Fate/Stay Night, Ergo Proxy, Aria The Natural, Higurashi No Naku Koro Ni, NHK Ni Youkoso, Toki Wo Kakeru Shojo, Code Geass… Bref, même si vous ne connaissez pas tout ces noms, dites vous simplement que pour l’amateur éclairé, c’est du très très lourd.

Et au milieu de cette masse écrasante de tueries cosmiques, UN jour après Haruhi herself, Simoun fut largué. Comme ça, sans personne pour lui tenir la main. Tiens petite série inconnue, fais-toi manger par les gros blockbusters. Et pourtant, petite série inconnue est elle aussi un de ces « must have » du 21ème siècle. « Comment ?! » vous exclamerez vous à juste titre ; et c’est bien ce que nous allons voir.

 

Chor Mechanicum.

 

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La toute première apparition de Simoun a eu lieu dans le magazine  de prépublication japonais Comic Yurihime, qui, comme son nom l’indique, est un magazine orienté Yuri. A savoir, des histoires entre femmes. C’est le pendant féminin du Yaoï. On pourrait facilement les traduire tout deux par Lesbien et Gay, et  même si cela n’est pas forcément le cas il y a tendance a. Trois chapitres de quarante pages environ, plus quelques extra, afin en quelque sorte de préparer le terrain. Substantifiquement, l’intérêt est douteux, compte tenu du faite que la rapide histoire proposée est en désaccord avec certains points sur l’anime. Mais baste, il ne s’agit que d’une sorte de prologue en format manga. La sortie s’étalera d’ailleurs sur un temps relativement long (Juillet 2006 à Février 2007) du faite que le magazine soit un trimestriel.

 

La diffusion de l’anime a donc commencée en 2006, le 4 avril pour être exact.

Le directeur est Junji Nishimura qui a entre autre réalisé  les séries Samurai Deeper Kyo, Kyo Kara Maoh, Ranma ½ ( !) ainsi que le récent True Tears au même poste. Au niveau des scripts, on retrouve des personnes relativement connues :


Akatsuki Yamatoya : ayant travaillé sur beaucoup de shonen, dont le célèbre Full Metal Alchemist.

Fukyoushi Oyamada : ayant déjà travaillé avec Junji Nishimura sur Samurai Deeper Kyo, mais n’ayant apparemment rien fait depuis.

Mari Okada : Aria The Natural, Sketchbooks, True Tears, Rozen Maiden, Kuroshitsuji, pour ne citer que celles là.

 

Au niveau des story-boards, la aussi nous avons droit à du beau monde :

 

Hideyo Yamamoto : Noir, The End of Evangelion, Eureka Seven, Higurashi « Kai ». Rien que ça.

Ryoji Fujiwara : LE TOUT PREMIER GUNDAM.

Takehiro Nakayama : un monsieur qui a beaucoup travaillé avec la Gainax en tant qu’animateur : Top wo Nerae !, Fushigi no Umi no Nadia, Otaku No Video. Il n’a donc pas eu beaucoup de story-board à réaliser (le fucking épisode 8, en faite).

Toshiyuki Kato : Get Backers et Rurouni Kenshi principalement, mais c’est déjà pas mal me direz vous. Il occupe aussi le poste de Directeur d’épisode sur un certain nombre d’entre eux.

Yumi Kamakura : Eureka Seven encore, mais aussi My-HiMe, Utawarerumono (a vos souhaits !).

 

L’excellente musique de la série est assurée par Toshihiko Sahashi, dont vous aurez notamment pu vous régaler les oreilles sur Full Metal Panic!, MSG Seed (y’en a plein qui l’ont vu, je le sais) ou Hunter X Hunter, et plein d’autres séries plus ou moins connues.

Le character design proprement aérien et laiteux de la série est quant à lui assuré par Asako Nishida, que vous aurez pu revoir depuis sur Mouryou No Hako ou Touka Gettan (que des séries barrées tiens).

Le directeur artistique est le grand Shichiro Kobayashi, Nodame Cantabile for goods, qui signe une fois encore de son talent remarquable pour les fonds aquarelles et pastel. Je vous renvoie à un listing de Anime News Network, il y en a bien trop pour tout citer. Et l’animation est dévolue à Asako Nishida (Eureka Seven, Fate/Stay Night, Mugen No Ryvius).

 

Et pour finir nous retombons encore une fois sur Fukyoushi Oyamada, qui s’occupe principalement de la construction de la série. Sa grande inexpérience du processus aura eu des conséquences notables, sur lesquelles nous reviendrons.

Voila, grosso modo, le chor de l’équipe qui a donné naissance à la série. Voyons maintenant l’âme dans ce chor.

 

Chor Vocalistum.

 

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Simoun est une série proposant un nombre notable de personnages importants. Si le couple d’héroine est bien évidemment Aaeru/Neviril, il faut remarquer que pas moins d’une quinzaine de personnages sont perçus comme « principaux ». Cela se fait hélas au détriment des seconds couteaux, qui sont la plupart du temps stéréotypés avec une mentalité simple et facilement compréhensible. Ils restent heureusement plus développés que de simples backgrounds characters.

Pour Aaeru, nous avons donc droit à Michi Niino. Son style est un peu particulier, mais ceux de la série le sont tous au final. Un des plus gros reproches qui lui a été fait au niveau de sa voix est un coté « forcé ». Le personnage d’Aaeru est très énergique, et il est vrai que Michi se prend parfois un peut trop au jeu. D’un autre coté, il faut voir qu’elle n’a pas fait beaucoup de doublages d’animes dans sa vie. Son style grandira d’ailleurs au long de la série, en gardant toujours vivace cette joie à fleur de gorge.

Neviril est interprétée par Rieko Takahashi, surtout connu pour la voix de Miroku (en version jeune) dans Inuyasha. Une voix très adulte, pour un personnage qui ne manquera pas d’affirmer sa maturité et la force de son caractère.

Paraietta, la grande Paraietta, la mélancolique Paraietta, interprétée par Ami Koshimizu. On commence à taper dans le connu, vu qu’elle fait les voix, entre autres, de Kallen dans Code Geass, Anemone dans Eureka Seven et surtout Holo dans Spice and wolf. Elle a aussi participé à plusieurs génériques d’anime (My-Otome, Strike Witches, School Rumble) ainsi que dans divers jeux vidéos, avec en tête la voix d’Amagi Yukiko dans Shin Megami tensei : Persona 4.

La voix de la regrettée Amuria est celle d’Eri Kitamura, qui, comme dans Simoun, apparaît souvent dans peu d’épisodes d’une série : citons pêle-mêle Jigoku Shoujo Futakomori, Maria-Sama Ga miteru, You’re Under Arrest. A son actif, on compte aussi des génériques et jv, pour notre plus grand plaisir.

Yun, à la destinée si spécial, est brillamment assurée par Kaori Nazuka, qui non contente d’être dans des séries comme Code Geass  (Nunnaly) ou prochainement FMA : Brotherhood (Maria Ross), est tout simplement la divine Eureka de la série éponyme. J’avais prévenu qu’il y avait du lourd (Non ? Ah bon).

La mignonne (qui doit repousser les hordes de pedololimoe) Rimone a la voix de Mamiko Noto. Une personne ayant joué dans un nombre impressionnant de série et ayant une facilité déconcertante à changer de voix, ce qui la rend délicate à reconnaître. Pour info elle est Moto Tonomura dans Boogiepop Phantom, et il aura fallu que j’aie le listing de la série sous les yeux pour le remarquer.

Alti, la première des deux jumelles (pourquoi première si c’est des jumelles ?), c’est l’incommensurable, j’exagère à peine,  Megumi  Toyoguchi. Outre de nombreux jv (Stella Deus, Kingdom hearts, Star Ocean 1 et 4 (Meracle Chamlotte pour ceux qui se demandent), Persona 3 (Yuka-tan !), elle a eu l’honneur d’incarner Revy de Black Lagoon, Kirino Chiba dans le récent et sympathique Bamboo Blade, Meg de Bakuretsu Tenshi, Sophia dans Claymore, Klan Klan de Macross Frontier et surtout, surtout, Winly dans Full Metal Alchemist. Ayant une préférence pour les rôles très sérieux, ou fortement comique tout dépend du point de vue, sa voix est un atout de taille dans ce genre de situation.

Et pour aller avec elle, Kaimu est joué par… Michiko Hosokoshi ! Vous ne connaissez pas ? Moi non plus ! Apparemment, elle n’a quasiment jamais doublé.

Floe à elle aussi droit à une grande inconnue : Michiru Aizawa. Avec sa voix de crécelle, cela pourrait se comprendre. Ceci dit, elle colle à merveille au personnage.

Rodoreamon, la petite aristocrate, a hérité de Mikako Takahashi, qui serait aussi une inconnue si elle n’avait pas fait Kurono harlaown de Mahou Shoujo Lyrical Nanoha ! Rien que pour ça elle mérite un respect total, TOTAL JE VOUS DIT.

Morinas a elle aussi droit à du lourd de chez lourd puisque sa voix est interprétée par Nana Mizuki que vous avez tous entendus. Si si. Rin Ogata dans Rideback, c’est elle ! Wrath dans Full Metal Alchemist, c’est elle aussi ! Tsugumi Shibata, mignonne Tsugumi, dans Jigoku Shoujo, c’est encore elle ! Riful de claymore, hum ? Et en grand final des références : FATE TESTAROSSA. LA Fate Testarossa. Sa voix est aussi très changeante d’un anime à l’autre, mais elle conserve généralement des personnages matures et sérieux.

Tragique Mamina, jouée par Rika Morinaga. Elle n’a pas eu de rôles spécialement significatifs, mais elle est aussi très jeune dans la profession.

Dominura. Yukana Nogami. Tessa, tessa, tessa, tessa, tessa, tessa, tessa. Le plus drôle étant que la plupart de ses grands rôles portent souvent sur des voix très très très féminines, dans le genre exagérés en plein, alors que pour Dominura elle a du sortir le grand jeu de la dominatrice en bas résille. Un contre emploi qui lui réussit pourtant à merveille.

 

Il y en a évidemment encore plein d’autres (Waporif, Guragief…), mais nous avons ici toutes les voix du Chor Tempest. Ce qu’on peut rapidement apercevoir, c’est que les personnages sérieux sont tous assurés par des seiyuu connues et reconnues, que cela soit dans ce type de voix ou non, alors que les filles énergiques du Chor sont réalisées par des personnes peu ou pas connues. Un choix fait en connaissance de cause apparemment. Peut être que les seiyuu énergiques sont trop connues du grand public, ou trop chères pour les producteurs de la série (qui a dit Rie Kugimiya ?). Enfin, j’aurais bien vu Yuka Imai dans le role d’Aaeru, mais c’est le fanboy qui parle.

L’autre point à souligner est la qualité impressionnante du doublage. En passant outre nos sympathiques Sibylla, la plupart des habitants du monde de Simoun ont des voix très surprenantes, étant donné qu’ils naissent tous femme. Ceux qui décident de devenir des hommes se retrouvent affublés de voix qui mixent une mue adolescente à une maturité d’un quarantenaire bien tassé. Bluffant, et très dérangeant en première écoute.

 

Chor Harmonicum.

 

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Toshihiko Sahashi a créé une œuvre musicale remarquable avec Simoun. Globalement, on pourrait l’aborder sous trois genres :

 

- Les inévitables musiques d’ambiance, aux styles aussi divers que variés. La petite mélodie de la boite à vent d’Aaeru, la musique des villes, ou sur les vaisseaux. La plus réussit étant sans conteste celle de la Source, une guitare profonde doté d’une réverbération monstrueuse qui sied parfaitement au mysticisme de l’endroit. C’est bien simple, ce seul morceau enterre allègrement la composition pourtant magnifique d’Haibane Renmei. Quand les personnages posent le pied à la Source, le spectateur sait directement qu’il est « ailleurs », en un autre lieu, un autre temps.

 

- Les musiques dites « classiques », formant l’habillage général de la série. La plupart du temps utilisés pour les scènes de combats ou aériennes, leur style est très envolé et offre une grande variation sur des thèmes communs. A titre d’exemple, les quatre morceaux principaux sont sous titrés Ichi, Ni, San et Shi (un, deux, trois et quatre en français) pour une bonne raison.

 

- Pour finir, les trois morceaux propres à l’anime, rarement entendus dans ce genre de productions vu qu’il s’agit tout bonnement de Tango. Utilisés à des moments clés de la série, ils offrent un cachet très particulier à ces scènes. L’histoire tournant globalement autour des paires de Sybilla, et le Tango étant une danse à paire, on comprend rapidement le lien fait. Tout simplement une idée de génie.

 

La bande son est très bonne et plutôt recherchée, collant à merveille aux passages. Elle a pourtant une grande qualité, qui est aussi son plus grand défaut. En visionnant la série en première approche, l’on pourrait à juste titre faire la remarque que la musique est très répétitive. Ce qui en sois est juste, mais pour des raisons particulières, qui ne prennent leur sens que lorsque l’on fait une écoute attentive des morceaux. En effet, la plupart sont très courts (2 minutes de moyenne), et les morceaux classiques, qui représentent 60-70% de la musique, sont des variations sur des thèmes similaires. D’où l’impression de répétitivité lorsque l’on se laisse simplement bercer par l’histoire.

 

Les morceaux choisis pour les génériques d’ouverture et de fin d’épisodes sont sympathiques, mettant bien dans l’ambiance planante. Après, cela reste de la soupe j-popesque avec des paroles mièvres à souhait, mais qui remplissent leur office, et c’est tout ce qu’on leur demande.

 

Chor Decoratum.

 

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Les décors sont réalisés de mains de maitre par Shichiro Kobayashi et son équipe, et donnent un ton si particulier à la série. En effet, nous avons la aussi trois genre qui se mêlent. Les backgrounds pastel au rendu si merveilleux, les personnages en deux dimensions, et les diverse machines en trois dimensions toutes incrustées.

On pourrait craindre le pire au niveau de la cohérence général, mais en faite non. Les éléments qui sont le moins cohérents sont en faite les personnages (et encore, à certains rares moments). La 3D, bien que lisse à mort, renforce le coté aérien de la série. L’incrustation est réussie, elle ne fait pas trop brillante ou plastique. L’équipe de conception 3D c’est surpassée pour offrir au spectateur des ballets aériens de qualités, qui renvoient sans sourciller du Gonzo au fond de la poubelle.

La dégaine des personnages est aussi un  peu particulière. La première chose qui frappe, ce sont les yeux. Véritables soucoupes de lait, avec des pupilles très étranges, très liquides. Ensuite vient la bouche, qui est généralement plus grande et plus « réaliste » que dans nombre d’animes. Puis les nez, tous avec des formes propres, mais toujours dessinés en arrondis quant on voit les personnages de profils. A vrai dire, tout ceci fait partie de la volonté des auteurs de proposer quelque chose de sérieux, de l’animation certes, mais clairement pour les adultes. Le nombre de fois ou, lorsque les personnages se crêpent un peu le chignon, ils n’ont pas cédé à la facilité de faire du SD de ses morts ou autres réalisations de ce type. Même les cris divers et variés des personnages sont poussés avec des mâchoires « réalistes », et pas des ouvertures de trois mètres de hauts.

Et donc, tout cela évolue dans des décors qui transpirent l’artisanat, réalisés en un mix fabuleux d’aquarelle et de pastel. Il faut voir la ville principale de la Théocratie pour s’en rendre compte, ou les divers plans de la Source, transpirant le génie furieux. Le seul point noir au niveau de cette technique est de proposer la plupart du temps des décors statiques (mis a par les mouvements de mer, lac, rivières, fabuleuse impression de voir un tableau s’animer), principalement au niveau des nuages. Dans l’absolu, cela ne gène en rien vu que les combats sont suffisamment bien menés pour ne pas se retrouver à poireauter sur les nuages, mais à la longue le spectateur consciencieux ne pourra s’empêcher de remarquer que les cieux sont toujours un peu les mêmes.

Simoun est donc un flatte pupille absolu, qui saura happer les gens rien que par cette seule qualité.

 

Chor Philosophum.

 

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Après avoir longuement parlé du packaging de la série, venons-en au faite : de quoi parle Simoun ?

Bizarrement, le premier point abordé sera celui du rapport humain. Tout d’abord d’un point de vue personnel par les relations entre membres des paires ; même si, là encore, des choix seront fait, on peut dire que chacune à son screentime et le temps de se développer. Certaines atteignant des sommets dans leurs genres (Dominura et Rimone par exemple), et toutes explorent des facettes, parfois très crues, de l’esprit humain. Il faut voir le passé des deux jumelles exposé durant un flashback énorme de 15 secondes (et encore) prendre une ampleur plus qu’intéressante. Le spectateur se prêtant rapidement au jeu de découvrir tout ces petits points, manies, tic de nos jolies demoiselles et ce que cela produit dans leurs relations.

D’un point de vue plus global, les relations mêmes au sein du Chor sont aussi très mises en avant, brossant un portrait complet d’une micro-société, avec ses doutes et envies, sa volonté de survivre dans un monde cherchant de plus en plus à la faire disparaitre. L’accent est mis sur les rapports de force, la complicité féminine, et au final le dyptique Amour/Haine, véritable flambeau de la série.

Finalement, les rapports existant entre les trois peuplades de Daikuuriku, la guerre globale, la découverte de l’étranger, très bien amenée par un point de vue totalement subjectif et assumé. Nos prêtresses guerrières prennent conscience de la réalité des choses au long de la série, rejetant les dogmes établit par le « monde adulte », découvrant que l’ennemi est lui aussi un humain et pas juste un obstacle à abattre. C’est peut être idiot à pointer mais on voit ça rarement, surtout d’une telle manière.

 

Un autre grand point reste le thème, déjà vu certes, du passage à l’âge adulte, si chère à nos amis orientaux. Reposant sur le choix de chacun de passer à la source, de murir de manière métaphorique. Ici, pas d’entourloupes possibles, et si le doute est autorisé, la décision sera prise quand même et elle peut être très douloureuse (voir le personnage d’Erii). La fin de la série, ramenant à une relecture de Peter Pan, est à ce titre emprunt d’une fraicheur et d’une émotion palpable, transcendant l’apparente naïveté des choix finaux.

 

Pêle-mêle pour terminer, citons des critiques de la société, de la religion, du rapport à l’étranger, de l’éducation, du mode de vie. En clair, ca brasse large, très large. Les épisodes sont fatalement inégaux dans cette mise en place, mais d’habiles pirouettes d’Oyamada et son équipe permettent de se rattraper. A dire vrai, les choix sont souvent couillu, pour parler familièrement, et c’est en cela que son « inexpérience » aide, en proposant des raccourcis et points de scénarios qu’on ne voit quasiment jamais. Un pari risqué, mais qui s’avère payant au final, tant tout semble imperceptiblement juste dans son traitement.

 

Finalement.

 

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Pour le mot de la fin, je ne peux que vous encourager vivement à découvrir cette série. Dotée d’un enrobage succulent et de délicieuses et épaisses couches de garnitures, Simoun ne laissera pas indifférent et trouvera sa petite place dans votre cœur voguant au grès des nuages.

 

PS : le lien pour le lulz, légèrement spoilant, sinon ce ne serait pas un vrai article du Bixte en Ciel.

L'article en lui même en est fort peu pourvu, la faute à 6 mois de réalisation entrecoupée de pleins de choses. J'pense pas refaire ça un jour.

Par Aer - Publié dans : Anime
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 23:15
Bien le bonjour mes petits amis du Bixte en Ciel !


Trouvé sur Danbooru, par Shati. Peut être sur Pixiv, j'en sais rien je ne lis toujours pas le japonais.

Un article remplis d'espoir et d'amour, nobles vertues s'il en est. A l'heure de ces lignes, le repos familial permet un accès au monde merveilleux de la larve statique, et le futur, genre courant de la semaine, ressemblera plutôt à ça. En bref, je suis de retour, et ça va être la fête.

Mais que va t'elle bien donner, cette fête ? La récente coupure obligée avec nos chères anime m'aura permit d'étendre un peu la culture manga. Quelques titres sympatoches seront donc passer au crible, dans le désordre : Abara parce que Nihei rox toujours autant et qu'il ressemble de plus en plus à Druillet, surement du Highschool of the dead même si tout le monde en a parlé, Desert Punk pour la gloire et la richesse, Sayonara Zetsubou Sensei parce que quel que soit le support c'est vraiment génial. J'vais éviter le Bleach, même si je les ai enfin lu, je pense que le net regorge suffisament comme ca de liens divers et... divers dessus (PSAmo : Je kiff Nel) ; mais dans le genre, il y a le Nouvel Angyo Onshi qui est fort surprenant au demeurant, et qui aura droit, aussi, à son petit mot.

Pour les anime, sûrement du Umineko No Naku Koro Ni, dès que le retard sera rattrapé. Comme le dit le vieil adage "on en fait jamais assez". Y'a eu quelques séries quand même, genre Ebichu (grillé...) ou Excel Saga (regrillé mais ca fera plaisir à Sonocle), et après on verra.

A par ça, les robots géants ont toujours autant la cote, alors n'hésitez pas à passer sur le site et le forum de l'AEUG, on ne mange pas les bébés. Pour le moment, l'activité va être un poil calme, mais la Japan Sun devrait être là pour proposer un peu d'animation dans le sud, et ça c'est cool.

Un petit mot au passage, pour parler du dernier article de notre bordure de daki national. Primo, c'est un enfoiré de ne pas m'avoir cité. Secundo, vous allez en penser ce que vous voulez, mais finalement j'ai trouvé ça cool cet engouement soudain pour la vie sur le net. Les répercussions irl ne sont pas forcément au rendez-vous, mais il y en a eu, et c'est ce qu'il faut en retenir (ou alors, là : "alors que c’est comme d’habitude, c’est juste le nombre total de séries qui met en valeur les mauvais éléments, c’est logique, avec une production plus grosse, il y a forcément une proportion plus grande de bouses." tu te contredis sévère). Est ce que ce fucking blog, qui essaye parfois de faire des choses un poil construite, répond à des attentes ? Est il vraiment inscrit dans le système ? Apporte t'il aux lecteurs ce qu'ils veulent ? La question reste en suspend pour le moment tant le net est vaste, mais la reponse s'éclairera d'elle même un jour.

Bref, bougeons nous la nouille les gars, jusque là on c'est quand même bien fendu la poire.
Par Aer - Publié dans : Dialogue intérieur
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 10 2009 17:17
Quasiment deux long mois entre les deux derniers articles, dur vie que celle du blogueur social. Non, le blog n'est pas mort, la preuve en étant la dizaine de personnes qui continuent vaille que vaille de passer dans le coin, jours après jours. Franchement, cela mérite des remerciements et un respect que je n'ai pas forcément su soutenir. Merci. Pour le moment, la routine habituelle ne saurait être remise à niveau, le pc ne faisant toujours pas partie des attibutions de votre seviteur. La salle informatique du joli campus de Montpellier III ou est tapé le présent message ne possède par ailleurs que des MAC OS X inbidouillables, ce qui provoque de sacrés facilitées au transit intestinal*. Petit message de coucou donc, en espérant pouvoir pallier rapidement au déficit engrangé. En espérant vous revoir tous bientôt, pour d'autres aventures ! (*vous aurez remarqué la mise en page merdique, la police minuscule et les liens inexistants hein)
Par Aer - Publié dans : Dialogue intérieur
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Lundi 31 août 2009 1 31 08 2009 14:00
Trou trou !

Ahah bon. En faite, il s'agit simplement d'un article pour signaler un trou a venir dans la publication. Au moment ou vous lirez ce message, je serais tranquillement installé à Montpellier. Et je n'aurais pas d'ordi. Et pas internet.




Peut être pas aussi gros, mais...

Ceci dit, le blog n'est absolument pas à l'abandon, comptez minimum trois semaines avant le prochain, et après la production risque d'être erratique (tout du moins tant que je n'aurais pas dégotter un portable pas cher).

Voili, voilou, je sais, c'est triste, mais la vie est ainsi faite de menue déconvenue. Mais qu'a cela ne tienne, je vous dis à fin septembre, et bonne rentrée pour les braves, mes petits amis du Bixte En Ciel !
Par Aer - Publié dans : Dialogue intérieur
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Mercredi 26 août 2009 3 26 08 2009 01:20
Parce que la flamme le vaut bien. Et que je ne pensais pas avoir tant de trucs à dire sur le sujet.



What else ?

Rapide recap pour ceux qui ne connaîtraient pas (à vous de voir si ils sont bénis ou maudis) : Ikkitousen est une série d'animation cul(turellement) moderne mettant en place des lycéennes, et quelques lycéens, qui se foutent joyeusement sur la tronche. Afin d'apporter un fond quelconque à l'histoire, l'auteur a mis en place des Magatama renfermant l'âme d'anciens héros chinois (tiré des 3 Royaumes, pour ceux qui se posent la question) censés influencer les actions de nos jeunes dans le vent. Adapté du manga du même nom.

Pourquoi mettre des légendes chinoise avec des héros japonais ? Aucune idée, l'auteur devait trouver ça cool, ou avoir trop lu Tenjô Tenge. Au choix.

Pour le moment, il y a eu trois saisons : Ikkitousen, Dragon Destiny et Great Guardians. Si les deux premières se "suivent" de manière chronologique et logique, la troisième est plus un espèce de filler avec des bouts d'histoire qui s'intercalent dans les deux autres et des explorations de fantasmes assez violentes par moment.

Ne tournons pas autour du pot plus longtemps, même si DD et GG remontent un peu la barre, cette série reste globalement nulle à tout les niveaux. L'animation est assez misérable, la patte graphique inexistante, l'originalité est perdue depuis belle lurette, les combats n'ont rien d'exaltants, les personnages sont inintéressants au possible. L'histoire est un vrai foutoir qui donne envie de se tirer une balle après deux épisodes vus : trop de personnages qui interagissent, trop mal agencés ensemble.

Par contre, pour ce qui est du pantsu, des seins rebondissants, des cuisses fermes et des vêtements qui volent, on est servit. On peut donc résumer globalement la série à : grosse merde avec des culottes. Vous me direz alors, à juste titre, que plein d'autres séries peuvent aussi avoir ce titre. Mais la grande force d'Ikkitousen vient de sa nullité absolue.



Comment prendre ça au sérieux, sérieux ?

Sans aucune honte, je suis fan d'Ikkitousen (Aparté : si jamais quelqu'un possède le tome 1 du manga fr et cherche à s'en séparer, je suis preneur) . Totalement et absolument. Arriver à produire quelque chose d'aussi nul est un défi relevé haut la main par les équipes de réalisation. J.C. Staff pour la première (ouh la HONTE) et ARMS pour les deux autres. Le pire étant que chaque série à son propre réa, infoutu de faire mieux que les autres.

Ikkitousen, c'est en faite un énorme nanar puissance dix mille. En tant que fan des productions Shaw Brother, on ne peut passer à coté. Découvert en 2004 par un hasard appelé ami, puis suivi plus ou moins en 2007-2008, chaque épisode a provoqué un torrent de rire difficilement contenu tant l'anime s'envole au delà des limites acceptables du bon goût, et ce dès le début. Subjectivement, Ikkitousen est donc l'une des meilleur série d'animation qui m'est était donné de voir.

Un point particulièrement "intéressant" de l'anime étant son héros masculin (dontjen'aipluslenomvitegoogle...), Kôkin Shûyu. Totalement insignifiant et impersonnel malgré son fort taux de screen-time, il est le parfait miroir du spectateur qui voudrait avoir son harem remplis de bonasses à forte tête, malgré le faite qu'il tombe amoureux de la plus cruchonne et de la plus cruchonne au carré. Ceci dit, pas d'inquiétude vu qu'il n'arrive à rien et que les autres sont aussi des cruchonnes. Je n'ose imaginer la tronche des fanfic produites à partir de la série (yurishojoai, rien que ça...J'AI PAS LU, NE CLIQUEZ PAS).



Comment ne pas trouver son fantasme la dedans.

Le plus effrayant vient des studio en eux même. Autant J.C. Staff que ARMS peuvent avoir du respect pour certaines de leurs productions (Au hasard : Utena pour le premier (merci Sonocle...), Kite pour le second), autant ce genre de série grille complètement tout le coté sérieux des dit studio. Les aléas des travaux de commandes ou La triste réalité d'un boulot ou l'on doit gagner sa croûte âprement. Ceci dit, on pourrait en dire pareil de plein d'autres (Gainax hihihi).

En attendant, on espère bien avoir une quatrième saison, dès que l'auteur du manga se sera un peu bougé le fion pour nous offrir encore plus de nullité intersidérale. Ou d'autres filllers pourris, ca doit pas être compliqué d'inventer des mini-scénar à Ikkitousen dedieu.



La seule partie bien faite de la série, le générique de Great Guardians. Umetsu mon amour.

Bref ! Regardez Ikkitousen en rigolant ou jetez le à la poubelle directement. C'est le genre d'oeuvres d'art sans concession qui ne vous laisse qu'un seul choix.

PS : Le prochain article sera pour bientôt et rétrodaté, ou un truc du style. Vous comprendrez pourquoi.

OH MIGHTY RETRODATAGE !

(c'est horrible, quand je joue a Baten Kaitos et que j'entend les Mighty Ocean, je pense à YGOTAS...)
Par Aer - Publié dans : Anime
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