Jeudi 11 juin 2009
Incroyable avancée social ! Double article condensé en un seul ! Du rire, des larmes et de la vie pour tous !!!

("Il faut toujours se méfier d'une personne parlant avec plusieurs points d'exclamations" Terry Pratchett)

First part of doom :

Suite à l'article précédent, qui servait surtout d'exutoire à joie, voici un peu plus d'explications et d'informations sur Umineko no naku Koro ni.

Umineko, tout comme Higurashi, sont des séries d'animations japonaises produites par le studio Deen et basées sur les Visual Novel du groupe 7th Expansion. Un Visual Novel, comme son nom l'indique, est un livre interactif que l'on compulse via son micro-ordinateur. Les textes s'affichent à l'écran, avec des background reprenant les lieux de l'actions (ie : si l'action se passe dans un château, le fond représentera un château, etc), et les protagonistes sont eux aussi dessinés. En sus, des musiques se jouent selon les scènes, renforçant les émotions apportées par le texte. Malgré le coté rébarbatif de la lecture sur écran, la plus-value est vraiment intéressante.

Toute la force des VN de 7th Expansion vient du faite qu'elles allient un scénario béton reposant sur des enquêtes policières teintées de fortes doses de paranormal avec du gore en stock, des montées de tensions épiques et des moments purement "japonais" remplis de détentes, de kawaiiiiiiii et tout le toutim. Même en connaissance de cause, Higurashi fait toujours autant pisser dans son froc.

Umineko reprend certaines des ficelles basiques : l'action se déroule sur l'île de Rokkenjima, petit bout de terre perdu aux abords du Japon. Réunis ici pour une histoire de succession, la famille Ushiromiya et leurs employés divers (valets de chambres, cuisiniers...) se retrouvent coincés suite à un typhon imprévu. De là, des meurtres mystérieux surviennent. Par qui ? Pourquoi ? L'action est lancée, au joueur/lecteur de découvrir la vérité, si il l'ose.

Pour ceux qui s'y intéresseraient plus en profondeur, quelques liens d'utilités publiques :

- Le site web de la série. Pas fondamentalement d'un grand intérêt, mais il y a la galerie des personnages qui les présente sous toutes les coutures, avec diverses expressions faciales (on va vraiment se chier dessus).

- Le thread de la série sur le forum US Animesuki, ou l'utilisateur besogneux pourra découvrir quelques posts
intéressants.

- Le site du groupe Witch-Hunt, traducteurs non officiels du VN. Approval Ryuukishi07, le boss de 7th Expansion. En attendant une trad officiel, vous aurez au moins le mérite d'acheter le VN en jap comme de bons petits otaku.

Second part of doom :

Suite au fumeux article sur le Moe, quelques réflexions tirées des commentaires et des divers discutions sur le sujet.

En premier lieu, et outre 42 et 19, la bonne réponse se trouve dans la pilule bleue.

En second lieu, et afin d'expliciter clairement le truc, l'article parlait avant tout de goûts. De mes goûts. Avec les quelques retours pas vraiment enjôleurs (mais, peut on leur en vouloir ?), deux choses sont apparues : le fond de ma passion, mes motivations ; et le coté social.

La passion s'exprime de toutes les manières possibles et imaginables, et, dans mon cas, elle passe par des câbles, des vaisseaux spatiaux, des robots (géants ou non), de grandiloquentes réflexions sur l'être humain, la science, la philosophie, la psychologie, de la drogue et du PEW PEW. La Science Fiction quoi. Elle est née avec Ubik, Lone Sloane (les yeux rouges, c'est CLASSE), Terminator, Blame!, Evangelion... bref, tout support acceptant ce "sous-genre" tellement palpitant (bientôt un article Première fois, juré).

Le social, autre point important. Avoir un blog c'est cool, être sur un aggrégateur c'est encore plus cool. Ca fait communauté et tout, surtout quant on est perdu au fin fond de la France et ou les discussions environnantes dévient rarement du foot/tennis/beau temps/bagnole (point de vue global et non pas personnel, bien sur).
Ceci dit, un blog reste un lieu d'expression très personnel. Il y a certes les systèmes de commentaires qui permettent un minimum syndical d'échange, mais qui se retrouvent bien vite perdus dans les abîmes du temps d'internette. De faite, les quelques personnes de la "blogosphère Fr" que je commence à connaître, c'est par le channel irc de l'Editotaku. Il y a deux trois autres blogs que je suis, ou je suis connu du maître des lieux, mais c'est plutôt rare, et fondamentalement l'échange n'est pas des plus présents. Et ça, ça me gène. Beaucoup. D'ailleurs si d'aventures je croise Skav dans la vraie vie de tout les jours, je lui en toucherais deux mots pour voir si il y aurait des améliorations à y porter.
En écrivant l'article sur le Moe, je pensais bien avoir des réactions, et des points de vus divergents sur le sujet (ce qui est somme toute une bonne chose). Ce qui fût chose faite et me permit d'aborder certaines personnes avec un sujet (ce qui est toujours mieux qu'un "salut dude !", vous en conviendrez). Ce qui permit aussi d'avoir des articles en rapports les uns avec les autres, et pas juste des types qui parlent de leurs trucs dans leurs coins.

En conclusion, mes connaissances sur le sujet sont ce qu'elles sont, elles grandissent et s'épanouissent de jours en jours. Idem pour ce qui est de la gestion de cet espace. Aucun doute sur le faite que dans cinq ans je relirais l'article incriminé en me moquant de moi-même (on a tous fait pareil avec nos premiers posts sur forum). Le Moe fait partie intégrante de cette culture que nous chérissons tous, ou que nous chérirons dans un futur proche si vous n'êtes pas encore convertis, et il convient, si ce n'est de l'apprécier, au moins de le respecter. Point que je ne manquerais plus d'appliquer.

Je remercie mt-i, Rukawa, Smankh, et surtout nyoronyolo pour leur temps libres qu'ils m'ont accordés, et l'ouverture qu'ils m'ont apportés ces derniers temps. Malgré ce que certains peuvent penser de l'article de Kyouray (oui, je me sens un peu comme un Sons Of The Kyouray), il est important d'avoir des gens qui se foutent dessus, qui débarquent les pieds dans le plat, qui se sentent concernés par le sujet et l'expriment. Qu'ils soient pro ou anti, truc ou machin, qu'ils préfèrent ceci ou cela, tous participent à ce grand ensemble. Je ne peux pas dire aujourd'hui si ce que j'apporte est utile ou non, est bénéfique ou non (mais il est, et c'est déjà pas mal), et ça c'est à vous, lecteurs, que revient ce choix.
Par Aer - Publié dans : Anime
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Vendredi 5 juin 2009
Merci d'exister, Studio Deen. Merci.

Depuis 1975, enchaînant avec leur premiers grands travaux sur Lamu en 1984, le studio Deen réalise de pures merveilles pour nos yeux ébahis.

Le premier juillet deux mille neuf, une bille de puissance brut va délivrer sa salvatrice lumière sur le monde. Les 7Tards seront prêts pour :




Umineko No Naku Koro Ni !




L'hymne dans toute sa puissance.

(Y'a un petit air de Suikoden dans la mélodie, non ?)

L'oeuvre adaptée d'un autre jeu du studio 7th Expansion (Higurashi No Naku Koro Ni).

L'oeuvre qui va défoncer tout ce qui passe.

L'oeuvre avec de vrais bouts d'Agatha Christie dedans.


Levez vous, 7Tards de tout les horizons, le monde entier retient son souffle.


(Si cet anime est un foirage, JE ME SUICIDE EN DIRECT DE MA WEBCAM.)
Par Aer - Publié dans : Anime
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Vendredi 29 mai 2009
Sjidloblugrepragru

Wuuuuuuuuhuuuuuuhuuuuuuhuuuuuhuuuuu

Sjfriojfrkpogrkd

Krrrrrrrrkkrrrrkrrrrrrr

Gjopezapsnnbvwdkpozerhmljl

iiiiiiiiiiiiiiiii


Musique !

un corps allongé sur un futon. Nuit noir sans lune. Lumière d'un lampadaire traversant la fenêtre. Des mains fébriles cherchant un enregistreur de poche.

Zzzzzzzzzz, tac !

Clunch.

Légère inspiration.

"Enregistrement du 24 mars.

Aujourd'hui, nous nous sommes bien amusés avec Masayuki et Michio. En passant sur le pont après l'école, Masayuki est presque tombé dans les pommes. Sa peur des hauteurs est encore trop forte, malgré les efforts qu'il a déployé pour la contrer. Je me demande bien ce qu'il c'est vraiment passé dans son ancienne école de Tokyo. Nous nous sommes rendus à une salle d'arcade, et Michio nous a encore littéralement écrasé. Il passe trop de temps sur ce genre de jeux, je trouve.

Makoto n'est pas venu à l'école aujourd'hui, et son portable ne répondait pas. Il est sûrement partit faire un tour dans le Kakuriyo, le monde des esprits. A moins qu'il ne se soit encore disputé avec sa grand-mère. Depuis la disparition de son père...

Nous devions aussi passer voir Miyako et son père, mais à la pensée des escaliers montant au temple, nous avons abandonné l'idée. J'aurais aimé lui demander pourquoi est ce qu'elle peut nous voir quand nous nous projetons.

Je me prépare à dormir, j'espère réver de ma soeur, ce soir
."

Tchak.


Oh mon dieu c'est Silent Hi... Ah non, Suiten.

Une série bien bigarrée que celle-ci. Normal, dans le fond, vu que c'est Shirow Masamune aux commandes, servit par le talent de Production I.G. qui plus est.

En parlant rapidement technique, il y a du bon et du moins bon. Le moins bon, c'est la plupart des plans éloignés. Les personnages sont dessinés à la bonne franquette, perdant des masses de détails pour n'être plus que de petits traits grossiers. Certains moments font aussi franchement peine, particulièrement sur le personnage d'Otori. A croire que les gros seins sont durs à dessiner de nos jours.
Mais dans le bon, attention les yeux. La série use et abuse de 3D dans tout les sens, que ce soit pour l'eau, le ciel, les passages aériens, les scènes d'actions intenses, et le résultat est formidable. Parfois un peu visible (notamment dans les derniers épisodes), mais généralement très bien faite. L'animation tient bien la distance, pas de perte notable du début à la fin. Le must restant bien évidemment les scènes de "trip", que ce soit celles dans le monde des esprits, ou certains passages impressionnants (l'épisode 20 est marquant à ce sujet, avec l'ellipse mémorielle de Tarou).


I'm watching you.

Du coté de l'histoire, le mix opéré est particulièrement intéressant. Partant sur des bases psychologiques qui captivent le spectateur curieux et amateur de sciences, déviant vers du délire ésotérique totalement assumé, barré en plein et jouissif à souhait, toujours avec un fil rouge relativement polar qui permet non seulement de tenir le public en haleine mais aussi de relier tout les évènements, on sent bien la "patte" Shirow tout du long. Ce qui est certainement le plus intéressant, c'est de voir ou vas l'histoire. A chaque épisode, les exclamations fusent sur les retournements de situation, l'évolution de la trame, des personnages. Malgré un côté clairement stéréotypé en entrée de repas, la surprise est quasi constante et permet à tout un chacun de faire ses propres déductions, rapidement ruinées en enchaînant la suite.


Hirata, le psychologue fou, avec sa super mèche.

Etant donné que plusieurs genres se croisent, l'anime se permet de tous les traiter, dans un désordre apparent. En toute logique, des phrases comme "c'est embrouillé" ou "ça n'avance pas" pourrait être émises à peu prêt constamment. Mais en regardant l'anime progresser, on en vient à comprendre, peu à peu, tout les mystères. La trame chronologique est clair et net, il y a très peu de flashback et c'est tant mieux pour une fois. En rajoutant une galerie de personnages plutôt conséquente, sans vraiment en oublier et en cherchant à tous les faire changer via le contexte proposé, la lenteur s'explique facilement. Qui plus est, il n'y a pas vraiment besoin de notions incroyables en psychologie ou physique pour comprendre les termes employés (mis à par peut être pour les fins d'épisodes, qui résument tout sauf ce qu'il va se passer au prochain épisode), et ça c'est un plus indéniable.


Krr krr krr.

Mais le top, le must, le over the rainbow, la cerise sur le baba aux rhum qu'est Ghost Hound, c'est la musique et l'ambiance sonore. L'opening vu plus haut possède une classe indéniable qui met bien la patate, les intro de chaque épisodes ressemblent réellement à ce qui est en début d'article, et seul UNE phrase est compréhensible durant tout ces passages. Rajoutons que chaque intro à sa propre "musique", malgré le faite qu'elles ressemblent à un mix entre Juno Reactor et Olivier Messiaen.De longs moments sont dévolus à subir des "effets boogiepop" : des sons zarb, des grésillements impromptus. Les voix des personnages sont modifiés à volontés selon l'endroit ou ils se trouvent (voir, la situation). La recherche à ce niveau est clair et net, enrichissant le visionnage à un stade rarement atteint.


Les snorky sont de retour dans Ghost Hound.

On pourrait facilement arguer que la fin est un peu trop happy end, que le message final sur les esprits fait un peu naze comparativement au reste de la série. Disons le clairement, la fin n'est pas l'intérêt de l'anime, loin de là. Comme le disait Stephen King à la fin de sa saga La Tour Sombre "l'intérêt n'est pas dans la fin [d'une histoire] mais dans le chemin parcouru.". Et à ce niveau, le chemin de Ghost Hound est fabuleux.



PS : Petite mise à jour du soir. Une interview en anglais très sympathique de
Mitsuhisa Ishikawa (le président de Production I.G.) qui parle de la production de Ghost Hound, de leur collaboration avec Shirow Masamune et du travail effectué par Chiaki J. Konaka.
Et pour la partie "musique et son", il est à noté que le directeur du son est Yota Tsuruoka, qui a notablement travaillé sur SE Lain et... Boogiepop Phantom !

Par Aer - Publié dans : Anime
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Mercredi 20 mai 2009
Le Moe, qu'est ce que c'est ?

Il y a un début de réponse sur Wikipédia, qui débouche bizarrement sur le blog d'AxelTerizaki (lien d'hyper-cause à texte-effet ?). En passant sur le chan de l'editotaku (repère français notoire d'une bande de deumeurés congénitaux qui déblatèrent sur tout et n'importe quoi), les réponses oscillaient entre "Saber en maid" et "Saber en maillot de bain", ce qui, fondamentalement, n'aide pas trop à la compréhension.

Le moe est un concept assez ancien (en temps japanime). Apparemment venu de Clarisse, un des personnages du Chateau de Cagliostro de Miyazaki, il semblerait que ce soit le premier personnage à avoir subit la case Doujin, ces mini manga oscillant entre la dizaine et la trentaine de pages qui balancent des histoires divergentes  (un peu comme des fanfics, mais en manga).

Là logiquement, je devrais déjà avoir une trentaine de commentaires m'expliquant en quoi je suis un couillon qui ne comprend rien au terme Doujin.

Rappellons, pour ceux qui l'oublient un peu vite, que l'anime en lui même, certe objet culturel, est avant tout objet commercial. Qui dit commerce dit offre et demande. D'un coté nous avons la demande (les Otaku transit dans leurs piaules dégueulasses), de l'autre l'offre (les boites de prod et de réalisation d'animes bossant à 50 dans des 30 mètres carrés).

Le Doujin est quelque chose d'un peu absurde au premier abord, dans le sens ou il renverse une vision. Grâce à ce moyen, n'importe quel fan d'une série peut s'amuser à faire son petit créateur, à revivre des aventures avec les personnages, et surtout à le faire partager à d'autres. Cependant, et c'est là que le tout devient intéressant, depuis sa création le Doujin permet aussi aux créateurs originaux d'une série/d'un manga de voir quels personnages plaisent le plus, et dans quelles situations sont ils le plus souvent imaginés (pas que sexuwelles non).

En clair, les types qui cherchent à gagner du pognon ont découvert un super indicateur à flouze. Indicateur récent vu que pas complètement basé sur ce qui se faisait auparavant (combat, ecchi...).

Tranquillement, mais sûrement, le moe c'est invité un peu partout, que ce soit dans le coeur des otaku ou dans le cerveau des producteurs. La demande s'oriente donc vers du moe, l'offre décline de plus en plus de produits de ce type, la demande répond avec de plus en plus de Doujin (signe de viabilité du concept), l'offre se frotte les mains, tout le monde est content.

Sauf que.

Ici, nous sommes en occident. Tout le texte du dessus est typé "japon". Une offre et une demande japonaise. Depuis grosso-merdo une vingtaine d'année, la japanime c'est étendue au marché occidental. Depuis grosso-merdo une dizaine d'année, certains anime sont orientés vers ces autres marchés (citons Cowboy Bebop, Samurai Champloo, Burn Up!, Ergo Proxy... il y en a d'autres).

Depuis grosso-merdo six mois, de plus en plus de textes fleurissent sur la blogosphère française, avec un point de vue récurent : "Je me fais chier en regardant des animes récents."

Citons Gemini, Windspirit, Rodin Pandarex, Raton Laveur, Moi même (LOL). Tout ces articles ont un lien en communs, un lien clair, rouge, vibrant : "Je suis d'une autre culture, j'aime cette culture si éloignée de la mienne, mais des fois je ne peux pas." Quand l'animation japonaise est arrivée en France, c'était avec des titres qui ne s'embarrassaient pas encore beaucoup de cette course au Moe absolu. C'était, encore une fois, du pré-Eva (Râlez si vous voulez, ça n'en est pas moins vrai). Actuellement, via les éditeurs et, surtout, le fansub, l'animation japonaise est à la portée de n'importe quelle personne apte à se laisser captiver par ce médium. C'est hype d'être fan d'anime de nos jours, et en tant que bon hypeur, les gens regardent ce qui sort continuellement. Sauf que ce qui sort continuellement, c'est du Moe : du produit japonais, par des japonais, pour des japonais. Il y a plainte, remarques, constatations que les séries deviennent débiles, ne plaisent pas, sont trop "dans la vague " (K-On pour ne citer que celui-ci).

Certains, comme Gemini, se tournent ouvertement vers les "Oldies", recherchant ce qui fut des anime plus ouverts en quelque sorte, vu que pas seulement tournés vers leurs propres nombrils. Tezuka, Nagai, Otomo, Miyazaki ont cette particularité, bien disparate de nos jours, de pouvoir parler à un niveau que je qualifierais d'"humain" et non pas de "japonais". D'autres cherchent continuellement à trouver des séries intéressantes à leurs yeux (Amo, FFenril, Kyourai, nyoronyolo, Jacut, bref, tout le monde sur Blogchan ou presque). Les derniers s'en foutent royal et se fondent à fond dans cette surenchère du Moe (AxelTerizaki étant le saint patron actuel).

En clair, ca fait chier. Chier que les animes tombent de plus en plus dans ce nombrilisme intenable, chier de voir des dizaines de séries de merde, toutes pareil les unes aux autres, avec leurs petits codes aussi débilitant que ceux employés par Algernon, avec leurs persos stéréotypés à mort juste parce que "ça marche". Chier de voir que tout ces putains de débiles, européens comme américains, qui se disent "otaku", plongent à mort dans ce trip mercantile sans suite culturelle, scientifique, philosophique.

Le Moe, c'est un putain de gouffre à néant.

L'anime a cette particularité d'être très cru dans les idées abordées, de brasser large, de permettre une réflexion souvent impossible quant on compare aux productions occidentales. Mais non, actuellement, ça génère tellement de pognon que tout ce coté là disparaît peu à peu, que tout ce qui compte c'est de sortir une histoire (de merde ?) d'amour avec des personnage sur-moe qui vont faire péter la banque de Las-Vegas. Certains studios se font même actuellement les chantres de ce type de production (qui a dit Kyoto Animation ?).

Il est triste de voir une espèce de retournement de situation. Là ou l'animation japonaise commence à atteindre des sommets en termes techniques et cinématographiques (en clair, là ou elle pourrait commencer à affirmer son statut d'art, et pas de truc débile pour gamin décérébré), les synopsis et autres scénarii deviennent de plus en plus couillon et tournés vers de la vente en masse. Ca en devient un Disney staile, parce que les anime c'est staile hein.

Etsilihin me rétorquait sur les derniers commentaires du raton que le fansub n'était pas en corrélation directe avec la faible vente des dvd d'anime en France. Même si dans le fond je ne suis pas totalement d'accord, il est clair que les gens qui n'y connaissent que dalle à ce médium ne vont pas aller acheter une boite représentant un truc pareil ou un bidule de ce style. Sérieusement, un produit japonais est fait à la base pour des japonais. C'est très bien de se dire qu'on a une ouverture d'esprit et qu'on accepte des choses différentes, mais il faut aussi se dire que c'est loin d'être une vérité universelle et effective. En remontant au hypeur vu plus haut qui découvre les anime depuis deux, trois voir quatre ans, il n'aura qu'une masse monstrueuse de ces moe-anime et des miettes de séries sympa diluées dans le reste, souvent non subbées (parce qu'une team de fansub doit être KEWL et donc sub des séries KEWL), que personne ne connaît parce que de toute façon TROP PROFONDES, et que personne n'aura envie de voir parce que pas dans la mouvance actuelle.

Quant on lit des trucs du style "Baccano! c'est trop compliqué pour rien, j'ai décroché au deuxième épisode, la réflexion ça pue dans les animes", on se remet en question sévère. "Je suis trop intelligent, les gens sont trop cons, ou alors je suis trop con et c'est eux les cerveaux ?" ou "Je cherche quelque chose qui n'existe plus peut être là, il est temps de tourner la page ?" ou bien "Mais il recherche quoi alors ce petit (ou grand hein, pas de sectarisme) con ?".

Histoire de désamorcer les coups de bazookas, je précise quand même que je suis conscient qu'il ne s'agit que d'un cri dans le brouillard, que de toute façon ce n'est pas moi, avec mes trois lignes, qui vait faire réagir les producteur japonais, ni changer les lignes éditoriales françaises (qui de toute façon sont soumises à ce qui sort de l'autre coté du monde), mais franchement, le Moerchandising, ça (me) gonfle tellement qu'il faut bien crever l'abcès.
Par Aer - Publié dans : Anime
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Vendredi 15 mai 2009


Merci à Lux pour le scan. Qui a dépenser son pognon pour ce tas de merde.

Okay, y'a tellement de choses à redire sur la forme même du message. Mais zappons. Ils l'ont dit, ils l'ont fait.

Ils ont fait quoi là ? "Salut, on c'est tromper en faite, c'est untel et untel les auteurs du texte du numéro précédent."

C'est à dire ?

 Je ne sais pas vous, mais je serais un lecteur lambda du mag, sans savoir qui sont Nakei et FFenril, sans savoir que l'article à été plagier en long en large et en travers, sans savoir qu'ils avaient annoncé un message explicatif signalant les auteurs du texte (Nakei et FFenril), signalant qu'il y avait plagia, signalant que le plagieur c'était fait virer comme un malpropre (encore heureux), signalant qu'ils avaient merder comme pas deux (ferons attention... GOOD GAME DUDE), je penserais quoi de tout ça ? "Oh mince, ils ont fait une petite faute, mais ils s'excusent, ils sont vraiment bons dans ce mag, très propre sur eux et tout."

Quand Raton a sortit son article (lien plus haut), les comz ont fusé sur la "sainte croisade ratonière contre les vilains gens du magazine". Mais en lisant ça franchement, toi là, oui toi qui a dit ça, tu ne trouves pas que le dit magazine prend les gens pour des cons ? Juste un peu ? La queue d'un rat(on) quoi ? C'est une pirouette journalistique de merde qu'ils nous ont sortit. Merci Made in Japan de prendre tes lecteurs pour des cons, merci Made in Japan de prendre tes détracteurs pour des cons, merci Made in Japan d'être un magazine con.

Bref, apparemment, les personnes incriminées se sont encore copieusement faites marcher sur la gueule. Bienvenue en france, terre du fansub et des cons.

PS : Je mettrais bientôt en place un compteur du mot "con" sur le blog.
Par Aer - Publié dans : Dialogue intérieur
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