Cela fait quelques temps déjà qu'un espèce de dessin grossier traine au sommet du blog. Oui, il s'agit bien de la
futur bannière, que j'avais placé là un soir histoire de voir ce que cela rendait. Elle n'est absolument pas finalisé, il va me falloir un peu de temps pour qu'elle soit toute zolie. Pour ceux qui
se demandent, c'est tiré de Porco Rosso.
Depuis que je suis sur BlogChan, j'ai plein de lecteurs de partout qui viennent. Je vous rassure braves gens, je ne mord pas, donc prenez votre temps pour voir ce qui est à disposition. Que ce soit
sur le dernier article en date ou un plus vieux, je répondrais dilligeament aux divers interrogations que vous pourriez vous poser.
Pour plus de live, je traine de temps à autres sur le chan de l'editotaku (#editotaku@irc.worldnet.net).
A par ça, la vrai raison de cet article est de signaler la mise en place de la première page du site, dédiée au corpus Boogiepop Phantom (lien en bas à droite !). Il sera mis à jour au fur et à
mesure de mes acquisitions, et un article le signalera (ou une note en fin, enfin quelque chose quoi). Pas de possibilités de commentaires sur les pages, donc servez vous de ceux des articles ou
j'en parlerais.
Voilà pour le moment, à bientôt les amis !
PS : Pourquoi y a t'il eu un trou hein ? Bah euh... je joue à Persona 3 FES en ce moment, et
c'est le genre de jeu qui pompe du temps, beaucoup de temps. Je fais chier avec mes rpg ? Oui bon ok m'enfin hein voila quoi.
La première lecture d'une oeuvre, c'est le premier pas dans la découverte. Lorsque l'ont franchit les portes du
mystère pour tomber dans l'inconnu, l'expectation. On entend souvent dire qu'une oeuvre doit être compulsée plusieurs fois, pour en tirer tout le sel, arriver à comprendre les ultimes tenants et
aboutissants. Pourtant, il arrive qu'on tombe de haut en observant les réactions de certaines personnes face à des supports divers et variés. Là ou l'incompréhension fait place à l'illumination,
l'on se retrouve en face d'un intérêt poli, limite géné. A la vérité, le Spectateur peut être rangé dans deux grandes catégories.
L'émotif.
Malgré un nom à lourde connotation, il s'agit ici de la catégorie la plus répandue. L'émotif est une personne qui va, au contact
d'une oeuvre, se laisser totalement submerger par les sentiments que celle ci provoque. Les causes sont divers et variées, pouvant partir d'une simple envie de se changer les idées, découvrir
quelque chose de nouveau sans forcément s'imposer un questionnement aigu. Nous dirons qu'il s'agit ici d'une tournure d'esprit relativement commune à l'humain. Les conséquences sont tout aussi
différentes, allant d'un simple "je kiff" sur un forum pour en arriver à ce qui est dépeint dans Le Syndrome de Stendhal de Dario Argento.
La plupart des personnes ayant un sens critique, elles se retrouvent souvent en conflit avec elles même. Comment aimer quelque chose dont l'on connait parfaitement les lacunes ? On parlera alors de
Nostalgie pour décrire ce sentiment bigarré qui fait adorer une série comme Dragon Ball et détester Naruto.
Attention cependant à ne pas faire la liaison émotif = passionné. Il l'est fatalement, mais ce n'est pas le seul.
L'intellectuel.
L'autre "grand" groupe est cependant beaucoup plus restreint. L'intellectuel est une personne qui va chercher avant tout à analyser ce qu'il observe. Il sera certes lui aussi sujet à l'émotion
diffusée, mais il va l'incorporer dans le schéma d'ensemble d'une oeuvre, lui attribuer une place, et ne pas se laisser détourner du reste. C'est lui le premier qui va définir quasi
mathématiquement une oeuvre, en se dégageant de ce qui pourrait parasiter son analyse. Il s'agit là aussi d'une tournure d'esprit, une manière d'approche qui n'est pas plus nulle, plus dégradante,
ou plus restreinte que celle du dessus. Elles sont simplement divergentes. Sur l'internet, vu que c'est ce qui nous intéresse en premier chef, l'intellectuel est souvent vu comme un troll en
puissance. Il a les clefs pour décomposer, désacraliser ce que l'émotif va aimer. On pourrait dire vulgairement qu'il lui met le nez dans sa propre merde, mais le faite est qu'il n'y a pas de
recherche de dénigrement. A vrai dire, sans l'intellectuel, l'émotif serait complètement soumit aux envies du créateur, n'ayant même plus sa liberté de penser.
L'intellectuel est lui aussi un passionné, qui cherche inlassablement à comprendre. Sa recherche perpetuelle d'une forme de perfection permet de faire évoluer la critique d'une oeuvre, et donc d'en
améliorer sa perception.
Peut on passer d'une catégorie à l'autre ?
Oui, tout à fait. En règle général, plus une personne va s'intéresser à un support, plus il va développer de sens critique dessus. Un amateur de peinture aura plus de facilité à décrypter un
tableau qu'un néophyte qui se balade dans une galerie d'art histoire de passer un moment sympathique. Un fan de rock saura discerner si il entend une soupe imbuvable radiophonique ou un groupe qui
a effectué de vraies recherches musicales. Un particulier qui passe ces samedi soir au théatre saura fait la part entre une bonne pièce et une pièce médiocre. Pareil pour un fan d'anime, qui saura
rapidement si il a affaire à une série sérieuse, ou à un "fastfood-service" situé en bas de l'échelle de l'intérêt.
Il est parfois agaçant de voir tant de personnes appliquer de rapides remarques acerbes sur la dernière série que l'on à apprécier : "c'était mieux avant" "ca ressemble à Ceci" "franchement, le
scénar est bidon" "sympa sans plus". Pourtant, ces personnes continuent inlassablement à engranger des débats, à faire réfléchir sur ce que l'on à vu, à définir si, oui ou non, "c'est vraiment de
la merde ce que j'ai regardé".
Dans le sens contraire, un intellectuel peut retomber en émotif pendant de courtes périodes. Quand il a une surcharge (professionnelle ou personnelle) qui ne lui permet pas d'appliquer ces
capacités analytiques, il se laisse porter. Hélas, cela conduit souvent à une expérience amère, ne pouvant appliquer pleinement ce qui fait sa spécificité.
En conclusion.
Comme tout ce qui compose la vie, l'émotif et l'intellectuel sont les deux faces d'une même pièce. Ils sont pluralité et unique. Il y a souvent un fossé entre les deux, et pourtant ils finissent
toujours par s'entendre. Une bonne dose de respect de part et d'autre permet de faire un lien profitable à tous.
M'enfin pas trop non plus, c'est bon de troll.
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Aucun rapport, mais je vous enjoins tous à voir cette vidéo. Une Ode aux SHUMPS par HardCore Gaming 101 (lien à droite !).
Pour continuer dans l’inauguration des catégories, on va s’attaquer aujourd’hui aux manga, enfin, à un en
particulier.
Un peu moche cette première couverture.
Lawful Drug (Médicament légal en français) est une série de CLAMP. Quoi, encore du CLAMP ? Eh oui, mais cette
fois ci la série n’est pas si banal comparés aux archis connus X, xxxHolic, Tokyo Babylone ou Tsubasa. Parue en France entre 2003 et 2004 aux éditions
Tonkam, il s’agit d’une série courte, toujours en « on going » (en cours) que ce soit par chez nous ou au Japon. A priori, les braves femmes de CLAMP ont autre chose à foutre que de
poursuivre une série qui s’annonçait pourtant pas mal.
Les deux personnages principaux, représentés sur chaque couvertures, nous sont présentés d’entrés de jeu. Le
jeune blondinet répondant au nom de Kazahaya Kudo, et le brun blasé Rikuo Ihmura. Alors qu’il était en train de crever lamentablement de froid sur un trottoir un soir d’hiver, Kudo se retrouve
embarqué par Ihmura. Celui-ci l’amène aux seules personnes qui pourraient lui procurer un toit et des vivres, les deux gérants de la pharmacie Midori, Monsieur Kakei et Saiga. On découvre
rapidement que Kudo est un jeune homme plutôt hyperactif, prompte à la détente et aux répliques ; alors qu’Ihmura est une personne calme, presque froide. Ce duo atypique se retrouve donc à
travailler en tant que commis pour la pharmacie.
La première fois que je vois un kéfier aussi classe.
Après avoir fait les présentations, l’aventure démarre directement en nous plongeant dans ce qui va rythmer leur
quotidien nocturne. Kakei s’occupe de faire le lien entre divers commanditaires, et nos deux antihéros se retrouvent à faire des extras pour lui, partant en quête d’objets divers, effectuant des
missions de livraisons, ce genre de chose. Le début ferait presque Mission Impossible, jusqu’à ce que le premier engagement présenté commence. L’on s’aperçoit alors que Kudo maitrise un don de
double vue, qui lui permet de voir des formes rémanentes de ce qui entoure un objet. Imaginons qu’il observe une veste, il pourrait apercevoir le visage de la personne à qui elle appartient, par
exemple. Ihmura quant à lui possède un don de « destruction ».
De la, on pourrait s’attendre à une série de magiciens surboeuf à la X, avec baston dans les Kekkai (barrières
magiques), destruction de buildings et tout le tralala. Mais justement non. Le don de Kudo est très succinct, ne lui permettant pas de voir trente six mille choses, et le pouvoir destructeur
d’Ihmura pourrait au maximum faire sauter une serrure. Nous avons donc là une série au partie pris relativement original, ou la magie n’est qu’un support à la ruse et aux atouts humains des deux
personnages. De faite, « l’action » est plutôt calme, limite bucolique. Discuter avec le fantôme d’une vieille femme dans une maison au fond de l’eau, attraper des lucioles avec une
bouteille d’eau minérale, se retrouver projeter dans de doubles souvenirs à travers un écran de cinéma. On est loin d’un shônen basique remplis de monstres à dézingués et d’ennemis machiavéliques
cherchant à conquérir le monde.
Elles trippent grave, oui.
On pourrait presque y voir un pré-xxxHolic tant l’action semble s’en rapprocher. Ceci dit, on plonge véritablement
dans du fantastique au sens noble du terme, exit donc la mythologie typiquement japonaise. Point de renard d’eau ou de dragons qui vivent dans des tubes. En plus de ça, et malgré une traduction
française agaçante (j’y reviendrais), l’on se rend compte que les personnages ingèrent nombre de substances psycho-actives, ce qui leur permet de développer leurs pouvoirs et d’accepter les
divers expériences qu’ils subissent. On a donc toujours un doute entre l’effet potentiel d’un cacheton de LSD ou bien une véritable découverte de magie, de fantaisie.
L’autre versant de la série est son côté clairement Yaoï. Et c’est là que le tout devient génial. Les CLAMP sont
assez connues pour verser là dedans, en témoigne X et ces personnages masculins tous plus gays les uns que les autres. On pourrait presque débattre du « les nanas aiment bien quand des mecs
s’aiment ». Mais dans Lawful Drug, le Yaoï est utilisé à des fins burlesques. Comique de situations, quiproquos, le tout serre à donner de petites pointes de rires disparates entre deux
aventures paranormales, ce qui fait d’autant mieux passer la pilule (oh oh oh) ! Exit donc les sous entendus lourds de sens, les types qui semblent encore coincé dans la question de leur
sexualité alors qu’ils ont largement dépassés les vingt piges. Le Yaoï est frais, fin, et je soupçonne nos super nanas d’avoir pris grave leur pied à démonter méthodiquement tout un genre. Une
critique saine et douce qui passe par le rire, quoi de mieux ?
Et le scénario dans tout ça ? Ben pas vraiment en faite. Les deux premiers tomes sont composés de scènes
courtes qui se finissent directement, et le troisième est juste une grande mission dans une école. Il y aurait bien certains fils ténus, notamment en ce qui concerne le passé d’Ihmura, mais vu
que la série n’est toujours pas continuée, impossible de savoir. C’est un peu dommageable, compte tenu de ce que l’on pourrait avoir, vu qu’on apprend finalement peu de choses des
personnages.
Lawful Drug, en trois tomes, d’un cout relativement cher pour des manga (merci Tonkam). Si vous aimez le
paranormal et que vous souhaitez passer un moment de rire homoérotique comme dirait l’autre, alors fonçez. Et puis… hein, quoi ? Ah oui, la traduc. Vous vous doutiez, quand même, que dans
notre beau pays, les aventures de jeunes gens se défonçant la tronche pour voir des trucs chelous, cela passerait mal. Eh bien oui, parfaitement. Non comptant de changer quelques dialogues un peu
trop prononcés, de coller un beau petit tag Avertissement à ce sujet en fin d’ouvrage, ils ont aussi modifiés certaines images. On voit donc nos héros avec divers snickers, mais aussi des twix et
des carambar, en lieu et place de pilules divers zet variés. Avouez que c'est classe. Comme dans Bienvenue dans la NHK, oui msieurs
dames.
Bon, il faut agir. Comme certains matheux l'auront peut être remarqué, j'essaye de m'astreindre à un rythme de
parution de quatres jours. C'est relativement long, mais ça permet aux gens de lire plein d'autres blogs entre temps (voir de faire des activités plus intéressantes que surfer), et ça me permet de
trouver un sujet, de le préparer un peu à l'avance.
Sauf que là, j'en ai pas vraiment sous la main qui seraient traitables en moins de deux heures.
Je vais donc faire quelque chose de rare, un listing. Et oh, quel coup de chance, une vague de listing de personnages d'anime tourne sur BlogChan en ce moment.
Aheum, commençons donc, et je vais de plus suivre l'exemple d'AxelTerizaki, étant une bite en retouchage (et puis paint, bon).
1/ Rei Ayanami/ Neon Genesis Evangelion/
Oui, je sais, ca n'a rien d'original. Evangelion ne fait pas partie de mes premiers animes vus, mais du premier qui m'ai fait dire "OMGWTF I LUV ANIME FROM JAPAN LOLZ". Le déclic quoi. Rei est le
premier personnage virtuel dont je sois tombé amoureux, celui avec lequel tu vis intensément chaque moment d'apparition, avec qui tu ris et tu pleure en même temps (pas souvent, je vous l'accorde,
mais quand même !). Un sentiment bizarre, jamais complètement élucidé pour ma part.
2/ Rakka/ Haibane Renmei/
Haibane Renmei, Une fille qui a des ailes grises en français. Un anime que j'ai découvert un peu par hasard. Après avoir vu Lain, j'ai cherché toutes les productions de Abe Yoshitoshi (le
chara-designer). La aussi un déclic, vu qu'il s'agit de mon premier coffret acheté. Saloperie d'engrenage. Rakka est un personnage incroyablement doux et pur, mais contrairement au robot du dessus,
elle a un caractère, des émotions. Un être humain normal quoi. Avec des ailes dans le dos et une auréole, normal quoi. Le deuxième anime devant lequel j'ai pleuré comme une madeleine, même
maintenant lorsque j'entend l'ost je me sens tout bizarre, frissons et chaire de poule. Le premier étant Le Tombeau des Lucioles, comme tout ceux qui l'ont vu.
3/ Faye Valentine/ CowBoy BeBop/
Une femme fatale, une vraie. Un coté débonnaire, un corps de déesse, un esprit tellement mal tourné qu'il en devient bon. Après Cat's Eyes, c'est la seconde fois ou j'ai pu voir une femme s'imposer
en tant que telle dans un anime, assurer correctement et ne pas garder un rôle de greluche finie. On ajoute un passé trouble et triste et on tient l'être féminin parfait. Même si elle a un peu le
syndrôme Laura de City Hunter, à savoir : frapper constamment l'homme pour qui elle éprouve des sentiments.
4/ Re-L Mayer/ Ergo Proxy/
Le seul regret pourrait être son petit coté gothique, un poil prononçé. A par ça, Mayer, c'est que du bonheur. Une femme forte, douée de raison et d'envie. Une vraie rebelle comme on les aime,
n'hésitant pas à envoyer chier toute la société et à sortir avec un dieu vivant. Elle aime aussi la castagne, les gros flingues et les verres de whisky. A moitié inhumaine de par son éducation,
elle passe son temps à essayer de recouvrer cette part d'humain manquante. Et puis, gothique oblige, elle a trop la clâââââââsssseeee quand elle pose.
5/ Nausicäa/ Nausicäa de la vallée du vent/
Le seul manga de Miyazaki Hayao, et le premier acheté par la même. Ce n'est pas tant le design qui m'a plu (il est très redondant dans le studio Ghibli) mais le personnage brut. Jeune princesse
d'un royaume au bord de la destruction, elle n'hésite pas à communier avec une nature corrompue et à stopper des armées à elle toute seule. Encore une qui n'a pas froid aux yeux en tout cas. La
lecture des sept tomes de ces aventures est du pur bonheur en barre. Quel plaisir cela serait que de chevaucher un Gunshipage, parcourir le ciel à ces côtés, le regard vers un horizon radieux.
6/ Aaeru/ Simoun/
La blondeur dans toute sa classe. Pas conne, pas nunuche. Une fille complètement craquante, totalement allumée, absolument sur d'elle. Véritable leit-motiv de la série, Aaeru dynamise le Chor
Tempest par ses effusions de joie et de vie, brut de décoffrage. Un personnage principal comme on aimerait en voir plus souvent. Et puis le premier personnage féminin Yuri que j'ai apprécié, ce
n'est pas rien. Elle avançera pourtant timidement dans la voie des relations humaines, notamment graçe à sa compagne de toujours Neviril. Quasiment une relécture de Peter Pan au féminin, elle
mérite amplement sa place.
7/ Caska/ Berserk/
La personnification du destin made in Berserk. Une femme autoritaire, compréhensive, qui ne saura choisir entre Griffith, son idôle de toujours, et Gutts, ce jeune jouvenceau barricadé en lui même
et pourtant si touchant dans sa gravité. Malheureusement pour elle, des autorités supérieur décideront de son triste futur. Peut être le personnage le plus blessé du manga, et le plus humain au
final.
8/ Lain/ Serial Experiment Lain/
Deux productions Abe, mais les deux sont amplement nécessaires à un harem parfait. Lain, c'est tout simplement la vraie déesse (contrairement à la fausse), celle
qui brise les barrières entre le monde réel et le Wired (internet), qui pourrait amener une aire de paix et de joie virtuel absolue si elle existait. Incompréhensible que tant d'otaques n'éprouvent
pas autant de respect pour cette abstraction architectural internetienne que pour l'espèce de lycéenne susnommée. Certe, elle est un peu beaucoup coodere, d'accord, elle est pas mal lolicon, oui,
ce n'est qu'une gamine et pas vraiment une femme. Mais elle, elle sait réparer des ordis et surfer correctement, voir même se métaphoriser dans le net, rêve de tout geek qui se respecte. Elle
conclue donc en beauté ce petit listing.
Ah oui donc, il parait qu'il faut en tirer des conclusions. A priori, j'apprécie les femmes ayant du caractère et une forte dose de "vie", mais aussi un peu leurs antithèses représentées par Lain
et Rei (25% quand même, 33 si on inclue Rakka en chipottant). Les lolicon ne sont pas trop mon truc, mais ça je le savais déjà (pas vous ? Ah bon). Je suis par contre surpris de n'avoir pu inclure
plus de boobs, étant un grand fan des fortes poitrines. Il faut croire que les femmes à gros seins ne sont pas très bien rendue dans les anime, et c'est vrai qu'a par le fan-service, c'est
pas terrible terrible. Donc, si il y avait eu une neuvième place, j'aurais pu inclure Maya Natsume de Tenjo Tenge, parce qu'elle rox quand même.
Youpi, un premier article JV. Et pour célébrer ça, je vais parler de Shadow Hearts, le jeu qui m'a fait repousser
mes derniers articles.
Shadow Hearts est un jeu qui rentre dans la catégorie RPG. RPG-Jap, disent les connaisseurs, pour le différencier des productions occidentales. En effet, dans les rpg nippons, le joueur suit une
histoire fixe, le côté RPG étant assuré par les niveaux, les caractéristiques ; alors qu'en occident, c'est plus le côté histoire à choix multiples qui est mis en avant (The Witcher, Vampire, Elder
Scrolls). Je ne vous apprend sans doute rien, mais sait on jamais.
Bien, par ou commencer ? C'est un jeu qui a subit un triste sort. Sortit en 2002 en europe, à peu prêt en même temps qu'FFX, il est tombé dans l'ombre de la production Square. Tout le long du jeu,
on sent bien que les développeurs (Sacnoth) l'ont fait avec trois franc six sous. L'aventure s'ouvre sur une scène cinématique fort euh "moche". Les persos font très plastique, l'animation est
assez misérable. C'est un peu comme si un type faisant des films de série B avait eu l'idée d'en faire un en image de synthèse. Les décors du jeux, bien que la plupart du temps splendides, sont en
2D précalculé à la FF version play1, et les combats 3D possèdent une arène minuscule cernée par de la 2D pixélisée moche. Mais brayf, On y découvre les deux personnages principaux, Alice Elliot,
une jeune anglaise doté de grands pouvoirs mystiques, et Yuri Hyuga, un japonais Harmonixer. Un Harmonixer, pure invention du jeu, est un être capable de fusionner avec divers démons pour se rendre
plus fort.
Je dis pure invention, parce que le reste du jeu, bien que sous forme d'une uchronie par rapport à notre propre monde, emploie des magies directement inspirées de légendes humaines : Dons
Vampiriques, Feng Shui, Télékinésie, j'en passe et des meilleurs.
Uchronie donc, les personnages se retrouvent dans un train filant à travers la Mandchourie (un territoire au nord est de la chine) durant l'automne 1913. Pris à partit avec un sorcier gentleman
fort bourrin, Roger Bacon, ils sauvent leur peau grâçe à une réaction étrange d'Alice, et un bon parpaing dans la tronche de Yuri. A peine remis de leurs émotions, ils font la connaissance l'un de
l'autre. Alice est une gentille demoiselle un peu farouche, alors que Yuri un jeune homme sur de lui qui aime la castagne et la détente. Il cherche à la protéger à cause d'une mysterious
voice qui résonne constamment dans sa tête, lui provoquant de sacré migraines si il dévie de ses indications. Ils vont alors entammer un long périple à travers la chine, puis l'europe, afin de
comprendre la vérité derrière les actes de Bacon, et éviter les maux de têtes !
L'aspect uchronique est ma foi fort bienvenue. Dans leur monde, la chine est en proie à de graves troubles avec leurs homologues japonais, qui cherchent à l'envahir. L'europe est, elle, au bord de
la première guerre mondiale. Il est toujours intéressant d'aller dans des lieux "vrais" comme Shanghai, Rouen, Londre ou Prague. Le côté horreur/magie sert d'autant plus quant on apprécie quelque
peu le surnaturel : découvrir notre monde en proie à des forces le dépassant, voilà bien un rêve de gosse jamais complètement oublié pour tout amateur de fantastique. Toute la partie en Asie,
tirant à fond sur la carte du Feng Shui, est donc très agréable. Des mots comme Tigre Blanc, Tortue Noire, Phoenix Rouge, Dragon Bleu ou encore les Cercles d'invocations, les divers Portes du
Démon, tout cela parlera à l'amateur éclairé de contes et légendes chinoises.
L'autre face du jeu, qui rend le tout encore meilleur, est un côté très comique dans le gore. Par exemple, le premier village qu'atteigne nos jeunes gens est en faite envahis par une sombre
malédiction imposée par un dieu corrompu qui rend tout les habitants cannibals (brrr). Banal me direz vous, oui mais les noms des habitants du villages sont en rapport avec leurs
fonctions/caractéristiques principales. Sympathique de voir un Mayor Chief, très drole de parler à une low-breast woman qui allète encore son petit dernier. Tout le jeu est fait
ainsi, des situations parfois relativement dures, toujours contrebalancée par un aspect comique totalement hors de propos, donc fatalement jouissif. Entre Yuri, jamais le dernier sur la déconne,
Zuzhen le vieux sage qui rabroue constamment la jeunesse, Margarete la super espionne qui réussit ces actions par des coups de pots improbables ; et tout cela entouré de divers monstres et
autres joyeusetées sortit du septième cercle des enfers. Une combo qui dépote.
Point de vue gameplay, il y a du bon comme du moins bon. Les combats, bien qu'aussi moches que le reste du jeu, sont sacrément rythmés par des caméras fort bien exploitées, les divers sortilèges
rendent pas trop mal (bien qu'un drôle d'effet vienne parfois gacher le tout : le sort se lance d'abord du point de vue joueur et agit ensuite du point de vue monstre, faisant disparaitre
l'équipe). Une trouvaille sympathique est l'adjonction d'une jauge de Points de Santé Mentale, qui décroit inlassablement à chaque tour qui passe. Directement sortie d'un Cthulhu de Lovecraft, les
persos peuvent devenir complètement fou en combat face aux horreurs qui apparaissent devant eux. Cela rend les combat un peu tendus quand ils durent, genre les boss tiens !
Mais la vrai invention génial de ce jeu, c'est la Roue du Destin. Elle apparait quasiment à chaque actions en combat, mais aussi en phase d'exploration pour certains passages demandant un coup de
pouce du destin. Une flêche tourne sur la roue, et divers cases colorés représentent les cibles permettant de réussir une action. Vous pouvez soit la réussir banalement, soit la rater misérablement
et donc perdre un tour (fumble quand tu nous tiens), soit faire un superbe critique en touchant les zones spéciales, qui décuplent les effets de votre action. Une arme à double tranchant qui peut
véritablement faire varier les combats.
Le seul vrai gros point noir du jeu est, à mon sens, sa durée de vie. Un total d'une trentaine d'heure sera le maximum pour torcher le jeu en première partie, quêtes annexes comprises. Il n'est pas
spécialement dur, ne demandant jamais de leveling à outrance. Le new game+ inclus débloque deux trois objets rigolo, un
comparatif de scores pour ceux qui aiment ça, et la possibilité de voir une autre fin. C'est pas bizance ouais ! Mais bon, l'ambiance est absolument génial, les personnages plutôt sympathiques
(bien que Yuri fasse le plus cliché), l'action toujours au rendez vous. Le scénario tient bien la route, clair et efficace, pas trop manichéen. Les deux zones du monde explorées changent vraiment
l'ambiance et apportent un second souffle à l'équipée.
Un petit mot sur la musique, qui est assez génial. Oscillant entre ambiance sombre à la Higurashi et rock progressif à la Aphrodite's
Child, la production musical est excellente, finissant de plonger le joueur dans l'ambiance. Entre ce jeu et Drakengard, mes gouts musicaux d'ost sont de plus en plus barrés.
Pour terminer, notons qu'il s'agit d'une suite relativement indirecte du jeu Koudelka, sortit sur Play1 en 2000, jeu classé horror/rpg, qui opérait un mix entre Resident Evil et un RPG. Il se
passait à l'époque en Pays de Galle, dans une sombre abbaye, refuge de magie noire, dont certains effets seraient peut être liés à ceux de 1913...
Passez par l'adresse email : vermine1@msn.com. Oui oui, vous pouvez aussi me rajouter sur msn, si le coeur vous en dit. A par ça, il y a le channel irc de l'editotaku (#editotaku@irc.worldnet.net), le compte steam (Aer), Xfire aussi mais ça fait tellement longtemps qu'on peut oublier, et Skype (Aerindel) si l'envie d'une
vidéo-conférence vous démange au plus haut point.
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