Vendredi 7 août 2009
Encore et toujours l'été. La passion s'étiole peu à peu devant l'écrasante chaleur, ne laissant que bouillie humaine
vagissante devant son écran. Heureusement qu'il y a toujours deux trois petites chansons qui viennent adoucir l'esprit.
La seine, ses déchets, son eau pourrie.
La semaine dernière, c'était à Paris que s'ébrouait votre serviteur. Hébergé chez ce brave Corti suite à quelques déboires vis à vis d'une certaine convention (et là je me rend compte en passant sur son blog qu'il a déjà fait un article sur notre formidable week-end, sûrement un retour pour le coup-de-drakengard-dans-les-dents). Qu'a cela ne tienne, les rencontres c'est toujours cool, et il y en a eu.
Vous avez une envie subite de passer à la montagne, la vraie, et vous vous dites qu'un mail suivi d'un petit verre serait cool ? Dépêchez vous parce que dans un mois ce sera la mer.
Passons rapidement sur l'enculade perpétrée par l'un des nombreux magasins merdiques jonchant l'infameuse Rue Keller (hors Tonkam, évidemment), vendre du HK en convention c'est pas bien, tout le monde le sait. Mais vendre du HK DANS UNE PUTAIN DE BOUTIQUE A LA CON CA DONNE ENVIE DE BUTER DES CHATONS.
Malgré ce qu'avance le breton, on a quand même bougé notre gros cul : pour se rendre à l'exposition CLAMP In Paris, pasque j'aime bien CLAMP. Une petite présentation ma foi fort sympathique, retranscription de leurs parcours, leurs thèmes fétiches, des illustrations en version originales qui doivent coûter un paquet de blé, une présentation de leurs dernières adaptations TV (non, pas Code Geass). Sympa dans l'absolu, pas vitale notez bien. Les illustrations, pour ceux que ça intéresse, sont toutes présentes dans l'artbook CLAMP In Paris. L'intérêt principal étant que l'on voit réellement l'évolution du dessin général entre la surcharge monstrueuse d'un X jusqu'à l'épuration de Tsubasa (heureusement que xxxHolic sauve la donne ~~).
Pour le lulz, à l'entrée de l'expo ils relevaient la provenance géographique des visiteurs. J'étais le seul clampin dont le nom de département n'était pas encore écrit, hell yeah les alpes en force.
Le vieil adage "Un dessin vaut mieux qu'un long discours" a une fois de plus porté ces fruits, quand votre serviteur c'est dévoué pour éclairer le pauvre joueur perdu dans les méandres de Lea Mundis. C'est durant ces instants un peu spéciaux qu'on se rend compte que oui, au fond, on est vraiment un gamerz totalement abrutis qui a passé trop de temps sur ces jeux, et c'est un sentiment intéressant.
Elle a l'air si fragile...
Vous savez ce qu'il y a de vraiment bon avec toute cette passion palpitante et palpable ? C'est que chaque découverte peut vous amener vers des sommets encore entre-aperçu dix minutes avant. Non pas que l'on puisse se juger vieux briscard après avoir vu quelques séries, mais qu'il y a toujours, quelque part, une série ou un film qui n'attend que vous, vos grands yeux laiteux et votre petit cerveau pour exploser dans toute sa magnificence (et dire qu'il y a Little Earthquake qui passe en même temps).
Il y a deux jours, j'ignorais jusqu'au nom de Yasuomi Umetsu. Actuellement, je suis en passe de devenir un putain de fanboy sans aucune retenue. Directeur, animateur, scénariste, chara-designer de folie, cet homme est tout simplement au croisement de tout ce que l'animation japonaise peut apporter de bandant, dans tout les sens du terme.
Kite, vu que c'est de cela dont il s'agit, est un double OAV parfait. Un scénario intense remplis de renversement de situations totalement improbables, donc fatalement jouissifs ; un dénouement que ne renierait pas Shakespeare ; des dessins au top du top ; une animation qui frise la folie furieuse. Constamment renversés par les scènes d'actions Over The Edge, l'esprit à l'affût remplis de "c'est réaliste, c'est réaliste, c'est réaliste... non la sérieux c'est pas possible putain", l'enchaînement est tellement parfait qu'on en vient à trouver normal le déroulement général.
Proposant une histoire pour adultes, flirtant avec du sexe, de la violence sans fin, des personnages scabreux et glauques au possible, Kite apporte ce qui manque réellement à pas mal d'oeuvres d'animations japonaises : la maturité. Exit les gamins qui sauvent le monde avec leurs trois pouvoirs lambda, on a ici une présentation sombre et sans concession de notre monde. Untel est censé être un connard ? Pas de problème, vous le saurez tout du long, et il ne risque pas de retourner sa veste au nom de l'amitié ou des arts martiaux. Untelle est balaise au combat et doué avec les armes à feu ? Pas de problèmes non plus, mais n'oublions pas qu'elle fait 1m60 et qu'il s'agit d'une femme, elle ne peut pas se débarrasser d'une tripotée de yakuza réfugiés dans une église avec trois grenades et deux cartouches (et pourtant dieu sait qu'elle fait tout péter).
La gestion cinématographique de l'oeuvre est en elle même assez impressionnante, les plans sont vifs et précis, les cadrages toujours justes. La petite musique jazzy vient enrober le tout d'une lancinance excellente.
Que l'on soit clair, je ne peux décemment pas catégoriser Kite dans les anime ouvertement H. Ce serait comme de dire que 2001 est un film sur l'espace ou que Taxi Driver raconte la vie d'un conducteur New-Yorkais. Il y a du sexe, très vif, très cru, mais totalement imbriqué dans l'histoire et l'enlever est un crime impardonnable.
Kite Liberator est lui aussi passé à la moulinette et gagne sa place haut la main. Il ne lui manque plus que sa suite annoncée, et il y a intérêt parce que la fin est quand même une méchante queue de poisson.
Pas de doute, on sait ou se sont inspirés les réalisateurs de Blood.
Et il y en a encore plein d'autres qui attendent leur tour. D'ailleurs, j'viens de recevoir Mezzo Forte, à bientôt !
La seine, ses déchets, son eau pourrie.
La semaine dernière, c'était à Paris que s'ébrouait votre serviteur. Hébergé chez ce brave Corti suite à quelques déboires vis à vis d'une certaine convention (et là je me rend compte en passant sur son blog qu'il a déjà fait un article sur notre formidable week-end, sûrement un retour pour le coup-de-drakengard-dans-les-dents). Qu'a cela ne tienne, les rencontres c'est toujours cool, et il y en a eu.
Vous avez une envie subite de passer à la montagne, la vraie, et vous vous dites qu'un mail suivi d'un petit verre serait cool ? Dépêchez vous parce que dans un mois ce sera la mer.
Passons rapidement sur l'enculade perpétrée par l'un des nombreux magasins merdiques jonchant l'infameuse Rue Keller (hors Tonkam, évidemment), vendre du HK en convention c'est pas bien, tout le monde le sait. Mais vendre du HK DANS UNE PUTAIN DE BOUTIQUE A LA CON CA DONNE ENVIE DE BUTER DES CHATONS.
Malgré ce qu'avance le breton, on a quand même bougé notre gros cul : pour se rendre à l'exposition CLAMP In Paris, pasque j'aime bien CLAMP. Une petite présentation ma foi fort sympathique, retranscription de leurs parcours, leurs thèmes fétiches, des illustrations en version originales qui doivent coûter un paquet de blé, une présentation de leurs dernières adaptations TV (non, pas Code Geass). Sympa dans l'absolu, pas vitale notez bien. Les illustrations, pour ceux que ça intéresse, sont toutes présentes dans l'artbook CLAMP In Paris. L'intérêt principal étant que l'on voit réellement l'évolution du dessin général entre la surcharge monstrueuse d'un X jusqu'à l'épuration de Tsubasa (heureusement que xxxHolic sauve la donne ~~).
Pour le lulz, à l'entrée de l'expo ils relevaient la provenance géographique des visiteurs. J'étais le seul clampin dont le nom de département n'était pas encore écrit, hell yeah les alpes en force.
Le vieil adage "Un dessin vaut mieux qu'un long discours" a une fois de plus porté ces fruits, quand votre serviteur c'est dévoué pour éclairer le pauvre joueur perdu dans les méandres de Lea Mundis. C'est durant ces instants un peu spéciaux qu'on se rend compte que oui, au fond, on est vraiment un gamerz totalement abrutis qui a passé trop de temps sur ces jeux, et c'est un sentiment intéressant.
Elle a l'air si fragile...
Vous savez ce qu'il y a de vraiment bon avec toute cette passion palpitante et palpable ? C'est que chaque découverte peut vous amener vers des sommets encore entre-aperçu dix minutes avant. Non pas que l'on puisse se juger vieux briscard après avoir vu quelques séries, mais qu'il y a toujours, quelque part, une série ou un film qui n'attend que vous, vos grands yeux laiteux et votre petit cerveau pour exploser dans toute sa magnificence (et dire qu'il y a Little Earthquake qui passe en même temps).
Il y a deux jours, j'ignorais jusqu'au nom de Yasuomi Umetsu. Actuellement, je suis en passe de devenir un putain de fanboy sans aucune retenue. Directeur, animateur, scénariste, chara-designer de folie, cet homme est tout simplement au croisement de tout ce que l'animation japonaise peut apporter de bandant, dans tout les sens du terme.
Kite, vu que c'est de cela dont il s'agit, est un double OAV parfait. Un scénario intense remplis de renversement de situations totalement improbables, donc fatalement jouissifs ; un dénouement que ne renierait pas Shakespeare ; des dessins au top du top ; une animation qui frise la folie furieuse. Constamment renversés par les scènes d'actions Over The Edge, l'esprit à l'affût remplis de "c'est réaliste, c'est réaliste, c'est réaliste... non la sérieux c'est pas possible putain", l'enchaînement est tellement parfait qu'on en vient à trouver normal le déroulement général.
Proposant une histoire pour adultes, flirtant avec du sexe, de la violence sans fin, des personnages scabreux et glauques au possible, Kite apporte ce qui manque réellement à pas mal d'oeuvres d'animations japonaises : la maturité. Exit les gamins qui sauvent le monde avec leurs trois pouvoirs lambda, on a ici une présentation sombre et sans concession de notre monde. Untel est censé être un connard ? Pas de problème, vous le saurez tout du long, et il ne risque pas de retourner sa veste au nom de l'amitié ou des arts martiaux. Untelle est balaise au combat et doué avec les armes à feu ? Pas de problèmes non plus, mais n'oublions pas qu'elle fait 1m60 et qu'il s'agit d'une femme, elle ne peut pas se débarrasser d'une tripotée de yakuza réfugiés dans une église avec trois grenades et deux cartouches (et pourtant dieu sait qu'elle fait tout péter).
La gestion cinématographique de l'oeuvre est en elle même assez impressionnante, les plans sont vifs et précis, les cadrages toujours justes. La petite musique jazzy vient enrober le tout d'une lancinance excellente.
Que l'on soit clair, je ne peux décemment pas catégoriser Kite dans les anime ouvertement H. Ce serait comme de dire que 2001 est un film sur l'espace ou que Taxi Driver raconte la vie d'un conducteur New-Yorkais. Il y a du sexe, très vif, très cru, mais totalement imbriqué dans l'histoire et l'enlever est un crime impardonnable.
Kite Liberator est lui aussi passé à la moulinette et gagne sa place haut la main. Il ne lui manque plus que sa suite annoncée, et il y a intérêt parce que la fin est quand même une méchante queue de poisson.
Pas de doute, on sait ou se sont inspirés les réalisateurs de Blood.
Et il y en a encore plein d'autres qui attendent leur tour. D'ailleurs, j'viens de recevoir Mezzo Forte, à bientôt !
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