Jeux vidéo

Mardi 18 août 2009
Acheté à l'occasion d'une virée Marseillaise dans une petite boutique d'occasions fort garnie il y a un an, voici que Baten Kaitos a prit sa place dans le Gamecube depuis deux jours.



Baten Kaitos, c'est un peu comme Skies of Arcadia : un jeu de rôle perdu au milieu d'une console n'ayant quasiment aucuns jeux de ce style. Forcément, la sortie est attendue, le jeu décortiqué sous tout les angles et rangé à sa juste place dans le panthéon sacré des Nobles Jeux ; place définie par Ceux Qui Ont Dépassé Les Limites Connues (ou pas loin).

La première chose qui frappe avec Baten Kaitos, c'est sa filiation. L'équipe de conception est proche de celle de Chrono Cross et sa se voit : même monde féerique, mêmes graphismes allumés qui seraient propres à l'épilepsie si ils clignotaient, mêmes personnages délurés au charisme indéniable et aux goûts vestimentaires d'un autre monde.
Le concept même de la balade entre divers iles réunit les deux titres au plus haut point.

Pourtant, le problème s'inverse lui aussi. Trop de CC tue le BK, et l'amateur enjoué du premier pourrait voir dans le second un pastiche malvenue.

Fort heureusement, les graphismes ne sont pas ce qui compte dans un rpg. Et l'histoire est là pour nous le rappeler : alors que le monde est au bord du chaos, un groupe d'aventuriers lèvent leurs épées pour aller contrer un dieu ancien bien décidé à jouer sa dernière carte. Hum, heureusement qu'il ne manipule pas le temps et l'espace.

L'histoire non plus, ceci dit, est rarement le point décisif. Penchons nous rapidement sur l'évolution de celle-ci, la mise en scène générale : MAISON QUI BRULE, PERTE DE MEMOIRE, DECOUVERTE DE POUVOIRS, RAPPORT HEROS/MECHANT. On pourrait continuer longuement, ou faire comme l'ami Zali un soir de beuverie, mais en faite non, flemme.

Bah, mettons tout ça de côté et voyons un peu les Game Mechanics (ouuuuh yeeeaaah) : des combats au tour par tour, une approche aléatoire des commandes et un système de forces/faiblesses élémentaires.

Hum hum hum. Ok j'arrête, les fans doivent déjà être en train de faire chauffer leurs tronçonneuses.

C'est peut être ça d'ailleurs le problème, les fans. Les fans de rpg en général (et de j-rpg en particulier) sont particulièrement virulent à l'encontres de leurs protégés et de l'environnement direct. La guerre fait toujours rage pour savoir qui de FF6 ou FF7 est le meilleur (protip : les deux), et n'est apparemment pas prête de s'arrêter. Et les fans de Baten Kaitos ne sont pas les derniers à pousser leurs cris d'amours.

Soyons sérieux deux minutes. Avec un univers sympathique et immersif, une originalitée présente et bien gérée, il donne envie de passer des heures devant juste pour aller tataner du vilain monstre à coup de cartes Magic. Baten Kaitos n'est en aucun cas un HIT, et encore moins une "oeuvre d'art", c'est juste un rpg sympa sortit sur une console ou il n'a pu écraser aucune concurrence vu qu'elle n'existe pas. C'est à ce demander si les types qui pensent ça ont déjà touché à, allez soyons gentils, une PSX ?

L'originalitée, donc, est agréablement mise en place dans le soft, et c'est ca qui démarque généralement un rpg moyen d'un bon rpg. Le faite que le 4ème mur soit régulièrement pété est une idée intéressante qui parle rapidement au fan de Metal Gear Solid, et quand cette idée est en plus exploitée dans le scénario, c'est du tout bon. Les combats sus-cités pour leurs inventivités sont plaisants, rythmés, demandant un minimum de concentration (et la je repense à cette personne me racontant qu'elle pex ses persos à FF7 émulé sur psp en ayant la console dans le fond de sa poche). En clair, on s'y amuse, on se défoule et on passe un bon moment.

Ce jeu est juste bien écrit et bien géré à tout les niveaux, il est juste bon. Juste.

Conclusion ? Si vous avez un Gamecube et que vous aimez le genre, prenez le, il en vaut le coup. Si vous n'avez pas la console, c'est pas forcément la peine de se démener simplement pour y jouer.
Par Aer
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Lundi 10 août 2009
Un article rapide et enjoué, afin de participer un peu à cet aggrégateur toubôtouneuf.

D'habitude, ce n'est pas dans les idéaux de la maison de proposer du contenu téléchargable vilain pas beau pirate au grand coeur. Pourtant, nous parlons ici du fabuleux Perfect Works, L'ouvrage sur Xenogears ; un jeu qui reste fermement ancré chez les amateurs de rpg.

Vu qu'un gentil membre du channel irc de l'edito s'y était mis récemment (au jeu, suivez un peu), une recherche google de routine a amené votre serviteur à ceci. Un article perdu dans les confins des blogs US qui se résumerait rapidement à "lol trad amateur du PW lol". Repris rapidement en france, la nouvelle n'avait pas fait vraiment grand bruit et pourtant le Zohar sait que c'est une excellente nouvelle.

Pour information, le Perfect Works est un artbook remplis d'informations relatives au jeu, à l'univers, à l'histoire et aux idées que voulaient transmettre Takahashi et ses potes, toutes plus ou moins amputées suites à diverse désaccord avec Squaresoft qui s'occupait à l'époque de produire le jeu.

Alors, vous pouvez certes le récupérer sur flickr si vous avez du temps à perdre, mais sinon une version un peu plus light niveau résolution d'image est trouvable sur megaupload. Si elle est ainsi proposée, c'est parce qu'il est impensable de voir un jour ce livre sortir ne serait ce qu'aux Etats-Unis, et qu'il me semble important que les fans puissent se régaler comme il se doit.
Par Aer
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Samedi 21 mars 2009
Pour nos amis waponais, il suffira d'attendre le 25 juin de cette année. Par chez nous, aucune date, mais les rumeurs courent toujours.

Et euh, quel rapport avec Chrono Trigger me direz vous ?

Aucun, bien sur ! Vu que CT signifie Calamity Trigger, le sous titre de BlazBlue.



Franchement ce nom.

C'est en passant sur le blog de Sbebiwan que les questions ont commencé à affluer. Qu'est ce que c'est ?  Pourquoi un gros lourd ? Pourquoi des gros seins ? On dirait un jeu de baston sur ce screen non ?

Après recherches, Blazblue apparait donc comme un jeu de baston en 2D, sortit sur bornes d'arcades fin 2008. Un nouveau venu dans la cour ? Presque. BlazBlue est en effet un jeu développé et édité par Arc System Works, les réalisateurs de la série Guilty Gear (ah, je sens que je capte un peu plus l'attention là). Après un Guilty Gear 2 un peu spécial, et la série XX qui n'en finit plus (5ème version en 2008 : Guilty Gear XX Λ Core Plus), les dingos de la baston 2D remettent le couvert pour un jeu qui va péter dans tout les coins.

Niveau scénar, il y a quelques recherches, comme pour leur série précédente. Là aussi on assiste à un futur un peu bizarre, ou la magie règne en maitre sur l'univers, et ou le Novus Orbis Librarium Armagus dirige le tout d'une main de fer dans un gant de crin après avoir passé quelques temps à faire la guerre histoire de mater les rebelles. Manque de bol, il en reste un : Ragna Bloodedge.



Born to Kill.

Ragna est l'anti-héros de ce jeu, un peu comme Sol pour Guilty Gear. Les chara-design sont par ailleurs assez similaires, l'auteur étant le même que celui des Accent Core.

Menace en puissance vu qu'il controle la magie dite "Soul Eater", Le NOLA décide d'engager des chasseurs de primes d'un peu partout dans la galaxie histoire de lui régler son compte définitivement.

Mettant en scène une dizaine de personnages, génèse oblige, BlazBlue s'annonce comme un défouloir absolu. Il suffit de regarder quelques vidéos pour s'en convaincre. Musique rock, bruitages abusifs, persos qui piaillent constamment, explosions, TRAITS SURPUISSANTS, bref, il y a tout ce qu'il faut.

Au niveau de l'inspiration, en tête on ne peut manquer de citer Guilty Gear. Le système de combat ayant l'air assez proche : divers types de gardes (avec une jauge dédié), des cancel, des dash et air dash, des contres, des finish, des traps, et les "Astral Heats" qui reprennent en quelque sorte les Instant Kill de GG. Pour les personnages, outre Ragna/Sol Jin/Ky et Tagar/Potemkin, il y a une certaine touche Bloody roar. Taokaka ressemble furieusement à Uriko en mode Beast ; Noel à le même système de combat que Long, un style un peu spécial qui marche par boucle : un coup pour rentrer dans la boucle, l'enchainement de divers coups (enchainement avec un sens) et un finish de sortie. En espérant qu'elle soit aussi complète que Long vu que le perso a l'air terrible. Explication :



Compris ?

On peut aussi citer Carl Clover qui utilise une "puppet". Système fonctionnant avec un second personnage qui s'emploie un peu comme Zato/L'eddie de GG, mais qui, il me semble, était aussi apparu dans Darkstalkers. Arakune quant à lui fait beaucoup penser au dieu sans visage du Voyage de Chihiro, le seul à ne pas être issus du folkore nippon qui plus est.

Niveau graphique, les personnages sont évidemment en HighRes. Les arènes sont rendus dans une 3D très... lumineuse. De grosses tartines de Glow un peu partout, emballez c'est pesé. Elles rendent en tout cas très bien, et sont dans un genre plutôt apaisant comparé aux combats que se livrent nos héros. L'image est en 16/9 (GG étant en 4/3 pour comparaison), ce qui donne une impression de grandeur bienvenue aux arènes. Niveau vertical, la gravité semble être une notion abstraite tant les persos peuvent sauter haut.

En conclusion de ce rapide tour d'horizon, il ne reste plus qu'a attendre une annonce officiel de distribution par chez nous pour pouvoir se taillader la tronche dans la joie et la bonne humeur. Et que le jeu soit vraiment bon évidemment. Mais, chose rare, je vais dire que je fais confiance à Arc System Works sur ce point.

PS : Il y a du lien PS3 dans cet article, mais le jeu verra également le jour sur Xbox 360, aux même dates.
Par Aer
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Mercredi 4 mars 2009
En règle générale, les fondus de rpg japonais passent leurs journées à abreuver le oueb de plaintes criardes sur le faites que la majorité de ces jeux ne sortent jamais des frontières nippones. Même si, depuis certains succès du siècle passé (non, il n'y a pas que FF7), les plus grosses boites commencent à se lacher, il est vrai que beaucoup de productions passent à la trappe.

Bon, d'accord,  les plaintes ressemblent plutôt à "ouin, je suis sur que des pépites incroyables de square n'ont toujours pas été traduites pour notre pays formidable et merveilleux qui est le plus gros consommateur du monde !". Et pourtant la plupart des jeux développés par Square sont bien sortit chez nous, mais brayf, nous ne sommes pas là pour ça.



Pourquoi y'a t'il des centaines d'images de Gwendolyn et rien sur Cornelius ?

Odin Sphere est sortit chez nous l'année dernière, en mars pour être exact. La plupart des sites spécialisés JV en ont parlés parce que :

C'est un jeu playstation 2 en 2D

C'est un beat'em all matiné de RPG développé par une boite quasi inconnue, Vanillaware, qui n'a de toute façon pas fait beaucoup de jeux (de tête rapidement : Princess Crown et GrimGrimoire).

Odin Sphere est donc un jeu qui fût promis à un suicide total et absolu. 2D + RPG + boite inconnue + VERY HARD, une équation qui ne pouvait pas louper.

Toujours friand des trucs zarbos, votre serviteur c'est quand même penché dessus, pour une raison bassement commercial. En effet, Atlus a décidé de le publier chez nous pour un prix magasin de 40 euros. Pas totalement convaincu après avoir lu certains test, le prix aura décider. D'un côté c'est louable, proposer un jeu sympa qui n'aura pas un gros marché à un prix réduit, d'un autre ça fait un peu comme si on nous vendait une merdouille au rabais tirée du dernier James Bond ou de la dernière star musicale.



Les elfes en ont marre de leurs vieux arcs miteux.

Lancement du jeu. Options 50 ou 60 Hz (Merci bon sang, MERCI). Nouvelle partie/Charger. Pas de terres à l'horizon mon capitaine. Nous arrivons dans une petite maison d'une bourgade (qui ne brûle pas !), au grenier pour être exact. Là, une petite fille prénommée Alice ramasse un épais volume et s'installe confortablement dans un grand fauteuil, son chat Socrate sur les genoux, afin de commencer la lecture d'Odin Sphere. Un petit tour aux options avant de débuter l'aventure proprement dite, rien de bien original en faite : son, manette, affichage, voix... voix ? Voix anglaises ok, mais voix japonaises ?

Un RPG traduit en français qui offre enfin la possibilité d'avoir des voix japonaises ? C'est tellement bizarre qu'après 15 heures je n'en suis toujours pas remis. Va pour voix japonaises alors.

Alice commence donc la lecture du premier Tome, centré sur Gwendolyn, une Walkyrie. Seconde fille d'Odin le Seigneur Démon des terres de Ragnanival, elle lutte contre les soldats des Fées afin d'acquérir le contrôle d'un chaudron magique, source de puissances apparemment démeusurées. Cela commence somme toute basiquement, surtout que l'histoire de Gwendolyn, bien que très intéressante, ne prend en tout et pour tout qu'une petite dizaine d'heures et nous emmène au final bien loin de cette histoire de chaudron mal récuré.

Mais c'est sans compter sur le génie génial de Vanillaware. Dans Odin Sphere, il n'y a pas un mais cinq personnages principaux. Chaque Tome que lit Alice vous projette dans les aventures de l'un de ces personnages, qui aura bien évidemment nombre d'interactions avec les autres, mais aussi ces propres rencontres, doutes, espérances, histoires, en sommes : vie. Chaque chapitre plonge un peu plus le joueur dans les méandres d'Erion, le monde d'Odin Sphere, et amène à comprendre ces secrets les plus enfouis. En faite, on a un peu l'impression de jouer à ces "Doujin Game" dont on entend parler quant on cherche des infos sur la dernière série d'anime palpitante que l'on visionne, avant de réaliser qu'on ne sait toujours pas lire le japonais. L'histoire possède ces divers personnages et embranchement qui débouchent sur divers fins, amenant chacune une compréhension plus poussée que les précédentes.



1/ Grosse épée 2/ ???? 3/ Profit!

Le système de jeu est un peu spécial. Beat'em all comme dit dans le sens ou l'ont joue sur des arènes en cercle, tailladant des hordes d'ennemis. Cela pourrait être un Action RPG à la Zelda si il n'y en avait pas autant. Une touche pour sauter, une pour attaquer, une pour lancer les magies, deux pauvres combinaisons pour les coups spéciaux et roulez aventuriers. En 2D donc, on doit se frayer son bonhomme de chemin pour remplir l'objectif d'une zone avant de passer à la suivante (au hasard : battre tout les ennemis. Ou alors : battre le boss. Tin tin !). Un menu objet rapide est disponible n'importe quand et fige heureusement l'animation le temps de faire son choix, mais pas celui de la consommation ! Le jeu est remplis de petits trucs comme ça qui le rendent parfois un peu dure. Oui c'est le mot, dure. Vous tapez comme un sourd sur une horde et la, vlan, votre jauge de puissance est vide alors votre personnage reste titubant quelques instants et vous vous mangez trouze millions de coups d'épées ; vous buvez votre potion de soin un peu éloignée de la masse mais une flèche perdue vous touche et fait chuter la fiole au sol ; un flocon de neige l'air peu amène vous rentre dedans et vous transforme en iceberg, laissant le champ libre à ces Yetis débiles pour vous finir pépère (véridique).

Le côté RPG quant à lui est vraiment très simple, et c'est pourquoi le rapprochement avec les Zelda pourrait avoir lieu. Deux jauges : Les Hp et la Psyphères (la magie). Votre niveau de Hp détermine en faite votre maximum dans cette valeur. Il augmente lorsque vous mangez des aliments. Aliments qui s'obtiennent de divers façon : en les achetant, en allant dans LE restaurant, ou en les faisant pousser. Eh ouais, on fait le jardinier aussi. Le niveau de Psyphère agit sur deux choses. Tout d'abord, le nombre de sorts magiques à dispositions, qui se débloquent au fur et à mesure de la prise de niveaux ; ensuite, il influe sur le nombre de "barres magiques" à dispositions. En avalant des Phozons, de petites lumières roseatres de magie pure que lachent les monstres, vous remplissez une autre jauge. Chaque sort magique coute un certain nombre de jauge ("tiens mon soin va me couter mes deux jauges restantes, mais ce boss est encore aux trois quarts pleins de vie ...") et plus votre niveau Psyphère est haut, plus vous pouvez en emmagasiner.



Les grenouilles, c'est dépassé de nos jours.

Tout le problème est que ces précieux Phozons, en plus de vous permettre d'employer la magie, servent aussi à faire pousser tout ces bons aliments qui vous donneront pleins de Hp pour latter les boss. Le joueur est donc continuellement confronté à des choix sur l'évolution de son personnage, malgré le faite qu'elle soit simple et, au final, courte (pas plus d'une dizaine d'heure).

Le jeu est dure, mais particulier. Déjà, conte de fée oblige, vous ne verrez jamais de Game Over. Ca c'est bon pour les jeux new age pleins de sang et tout. Si vous mourrez, vous recommencez simplement la zone en cours dans l'état ou vous étiez en arrivant, simple et efficace. Sauf que certaines zones, vous allez les revoir souvent dans le même état. Ensuite, il y a clairement un coup à prendre, non seulement au niveau du système de jeu, mais aussi au niveau des personnages eux mêmes qui ont tous leur style particulier et des réactions très variables. Divergences de latences, de mouvements, de souplesse, de course, de sauts. Tous ont leurs petits trucs particulier que vous avez tout intérêt à vite repérer.

Le système de jeu est donc simple et robuste, offrant un plaisir bourrinatif non feint.



Les princesses godiches aussi.

Point de vue graphisme, c'est de la 2D qui fait vraiment très mal aux yeux. A l'époque de la Super NES et de la Mégadrive, les gens s'extasiaient sur la finesse incomparable des sprites et tout le tralala, mais c'est réellement MINABLE face à ce qui nous est offert. Valkyrie Profile nous avait un peu fait le coup à l'époque sur la play 1, mais il restait sacrément moche.

Là, simplement, le plus beau jeu en deux dimensions jamais fait. Tellement beau, profond, magnifiquement animé que...ça rame. Pas constamment, loin de là, mais avec une grosse masse d'ennemis et certains sorts particuliers, la console morfle sévère, 2D ou pas 2D. Le jeu rame même bien plus souvent qu'un God Of War, pourtant archétype du jeu 3D kipik sur play.

Musique, idem. L'équipe est dirigée par Hitoshi Sakimoto (Vagrant Story), que beaucoup n'apprécient pas trop (il utilise beaucoup de cuivres). L'ambiance est très bien rendue en tout cas, que ce soit les parties douces, actions ou les lamentations des personnages confrontés à de terrifiants destins.

Un système simple et efficace, un jeu magnifique ("y'a tout qui brille partout, youpla youpi !"), des histoires souvent un peu tristes, fort heureusement pas moralisatrices, un monde tiré des légendes nordiques et pas trop dénaturés par les japonais (hein VP ????). Tout ça pour un prix défiant toute concurence, surtout celle avec du HD dedans.



Le mot de la fin, Oswald et Cornelius ?

"Le restaurant Pooka, ça rox de la bonne bouffe !"
Par Aer
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Lundi 23 février 2009
En premier lieu, je tiens à remercier la quarantaine de personnes qui se sont bougés la souris pour passer à la date du 20 vérifier si il y avait un nouvel article par ici. Cela peut paraitre ridicule, mais j'ai été touché et étonné du geste. J'en conclu en tout cas que mon blog n'est plus lu que parce qu'une nouvelle entrée apparait sur BlogChan.

Merci.

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Aujourd'hui, nous allons parler un peu jeux vidéo, pour changer. J'avais signalé dans un article précédent que mon temps de jeu avait énormément empiété sur le reste de mes activités dû au faite que je m'étais procuré Persona 3 (ainsi que Baroque, si vous voulez tout savoir). Oui, j'apprécie énormément les Donjon-RPG, pour leurs cotés hautement répétitif et vidangeur de cerveau, leurs possibilités de grind incessants (tout comme les Tactical), et leurs ambiances souvent particulières. Persona 3, ça a été pas mal décrié lors de sa sortie, véritable parangon du genre pour les uns, daube immonde pour les autres, les avis fusaient dans tout les sens et la guerre était déclaré entre pro-p3 et anti-p3.

Tout d'abord, il faut savoir que la dimension "Donjon" n'est apparue que dans cet épisode, les deux premiers étant des rpg japonais relativement classiques. Relativement parce que quand même, un Shin Mégami tensei, c'est généralement peu classique. Mais bon, Atlus ne sont pas des manches en matière de jv, Wikipedia me souffle même que la boite est née la même année que moi.

Ensuite, il faut bien se rendre compte que Persona 3 est un Donjon-RPG osé (et non pas un jeu osé tout court). Pourquoi ? En premier lieu, l'inévitable appat à otaques, le coté vie social d'étudiant japonais. Véritable bouffe temps, suffisament bien rendu pour le rendre intéressant. Très répétitif au demeurant, les journées s'enchainent pourtant sans fin, avec l'envie constante de vite passer sa nuit histoire de taper la causette avec untel ou untelle. Mais il y a un point noir, très noir. Il apparait clairement après un bon moment de jeu que toute la partie social ne peut être complété en une seule partie. Et à vrai dire, se faire chier à suivre des trucs qu'on a déjà vu/lu, c'est un peu génant. Mettre en place un système de new Game+ qui permet d'approfondir l'histoire, de débloquer des passages inconnus, c'est une très bonne idée, mais un tel système qui se répète en boucle n'apporte pas vraiment d'intérêt.

En second lieu, le Donjon proprement dit. Toute personne qui s'intéresse au jeu le sait, il est ultra répétitif, dans ses décors comme dans sa disposition général. Cela n'est pas en sois un problème, vu que le style même du jeu est répétitif. Par contre au niveau des combats, c'est autre chose. Ils ont eu la bonne idée d'inclure un système de Force/Faiblesse un peu plus poussée que dans d'autres jeux, a savoir qu'en cas d'attaque ciblant une faiblesse ennemi, celui ci se retrouve dans une très mauvaise posture et se mange de violents dégats in da face. Idem pour le groupe, et cela devrait donc rendre le tout palpitant, apporter un léger sentiment d'insécurité et une attention de tout les instants. Sauf que. J'en suis rendus grossièrement à la moitié du donjon, et j'ai remarqué que la plupart des boss, ainsi que pas mal d'ennemis (les gros tant qu'a faire), n'avaient plus de faiblesses. Donc, eux vous mange la tronche avec leurs dégats monstrueux qui vous font perdre des tours à une vitesse hallucinante, et vous, vous ramez comme une courge pour leur faire perdre 1/1000000ème de vie à chaque bastos. Pareil pour le coup du personnage principal, si celui ci vient à mourir c'est le Game Over. Ok cool, t'es un héros qui ne meurs pas, c'est compréhensible, mais alors pourquoi mettre de plus en plus de monstres qui balancent des sorts de morts instantanées ? Surtout que, Donjon-RPG oblige, on ne sauvegarde pas souvent (ou alors on ne progresse pas dans la montée des étages).

C'est un peu ça le problème de ce jeu, avoir des concept foudroyant sur le papier, mais qui se révèlent chiant comme la mort lors de leurs applications. Je ne parlerais pas du scénar, qui est sympa sans plus, et qui met lui aussi beaucoup de temps à venir. Forcément, vu que le joueur passe son temps en cours, l'histoire piétine un peu afin de ne pas tout lui révéler d'un coup et le faire poireauter pendant les 10 mois restants. L'ambiance est par contre clairement au top, les musiques sont bien choisies, les décors apportent leurs touches de glauques, les voix anglaises rendent très bien. Le jeu est vraiment finalisé à tout les niveaux, mais c'est plutôt dans les concepts de base qu'il pèche sévère.

Après, viens le problème des Persona, les invocations des personnages. Notre héros est tellement héroique qu'il peut en changer à volonter et en avoir plusieurs en lui (au contraire des autres protagonistes qui en ont un seul pour toute l'aventure). Le système était décrit comme un "pokémon style" (bien que je crois que ce soit Pokemon qui copie sur Persona mais bref), et c'est vrai que cela fait beaucoup penser au jeu. Evolution, prise de niveaux, fusions, skills à apprendre, tout y est. Sauf que encore. Les Persona requierent beaucoup beaucoup beaucoup (...) de points d'expérience. Alors on se dit "bah, je vais les pex, vive le grind". Mais non, c'est impensable de pex ses Persona et de les garder tout du long. Il FAUT les fusionner afin de débloquer des nouveaux, plus boeuf, avec plus de skills. Sinon vous vous faites ramasser gentiment par les ennemis qui eux ne se gènent pas pour en prendre grave, des lvl. C'est d'autant plus génant que les "fusion skill" (skill spéciaux qui se débloquent avec plusieurs Persona, donc seulement par le héros) dépendent parfois de Persona ayant des niveaux ridicules, mais qui sont suffisament bourrin pour avoir envie de les garder. On se retrouve donc avec une tripotée de daubes infames qui ne prendront pas d'xp, vu qu'ils sont de toute façon trop nuls, mais que l'ont garde pour un pauvre skill impossible à réaliser par notre super-tueur-de-la-mort-lvl-47-alors-qu'on-n'est-que-23. Ca reste sympa d'en débloquer, de se dire qu'on va lolcompléter le compedium histoire de tout voir, mais la encore, il vaut mieux passer un new game+. Vous avez bien compris, il vaut mieux se retaper 70 heures de jeu que vous avez déjà fait.

Les coffres tiens aussi, encore un concept naze. Dans un jeu de ce style, tout est fait pour que malgré le coté aléatoire total, la puissance d'une équipe soit sensiblement la même à étape égale. Il y a des hauts et des bas, mais toujours une recherche en ce sens. Mais la non, ces fichus coffres s'obstinent à vous filer des potions de soins ou des anti-poisons. L'équipement vous fait de l'oeil chez les marchands, attendant que vous collectiez suffisament de thune grâce aux cartes de fin de combat, vu que le combat en lui même ne rapporte en général que de l'xp. Un système doublement aléatoire, vu que les coffres vous êtes surs d'en trouver mais d'avoir de la merde, alors que les cartes bonus, qui n'apparaissent pas tout le temps, ont plein de règles bizarroides qui rendent le tout sympa, mais parfois totalement impossible pour qui en veut une en particulier. Avec un petit sort de mort dans les dents qui vous fait perdre ces précieux 100.000 yens collectés, et vous êtes bons pour l'ulcère.

Alors oui, Persona 3 reste un jeu sympa et rafraichissant, original. Mais, hélas, un peu trop soulant, ce qui est paradoxal pour un Donjon-RPG. Les concepts sont osés, et je pense qu'il est délicat d'arriver à un équilibre avec ce genre de projet. Il faut saluer la prise de risques réel, mais faire remarquer que le tout est loin de la perfection. Bah, nous verrons bien ce que donne Persona 4.

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A par ça, je me suis procuré Dawn Of War II, en bon fan du premier et du jeu de plateau. Je passe mes soirées dessus, sur la campagne en ce moment. Si d'aventure certains veulent se faire une bonne baston remplie de morts, de grenade frag et de tirs de bolter, c'est bien volontier. Steam se lance automatiquement (je suis dans le groupe du Raton-Laveur) ainsi que le Game For Live de Windows. Gamertag : Aerindele. Ca pue, je sais. Je préviens aussi, mon pc est un peu bidon, et malgré la mise des options au minimum synndical je fais légèrement ramer les autres (surtout en entrée de partie).
Par Aer
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